memoire de Plouider
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Yves BOSSARD
Article mis en ligne le 17 juin 2011
dernière modification le 18 juin 2011

par dede , GAC Yvon
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HISTOIRE D’UNE VIE :

Yves BOSSARD - (CC-BY-NC-ND)

Joséphine et Yves BOSSARD

un extrait de l’enregistrement réalisé le 10 mai 2011 et utilisé par Yvon pour la rédaction de cet article.



La jeunesse à Plouider

Je suis né le 16 avril 1930 à Plouider, dans la maison d’angle de la route de Pont-du-Châtel et de la rue Kerjean où mon père avait son atelier de menuisier. Je suis le 3ème d’une famille de huit enfants, fils de Yves Bossard et Marie-Françoise Morizur.

Yves Bossard et Marie-Françoise Morizur
Maison natale (à gauche),

route de Pont-du-Châtel, vers 1932-33

En 1934, la famille a déménagé pour une nouvelle maison construite dans la rue du château d’eau où j’ai habité jusqu’à mon mariage en 1956.Maison de la rue du château d’eau vers 1983

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L’école publique de Plouider.

Je suis allé à l’école publique de Plouider qui était en face de la maison, à partir de l’âge de six ans, en 1936.

L’école publique à l’époque
L’espace rencontre aujourd’hui

L’entrée se faisait en façade du côté cour, comme aujourd’hui.
Il y avait deux classes de trente à quarante élèves, avec deux divisions chacune, situées au rez-de-chaussée du bâtiment, les cours étaient assurés par Monsieur et Madame Le Gall. Un autre local servait de buanderie, avant d’être utilisé plus tard comme atelier pour les travaux manuels.

Un escalier menait à l’étage : en face se trouvait la porte de la Mairie, à gauche le logement des instituteurs et à droite un autre escalier menant au grenier.

Mon frère aîné avait deux ans de plus que moi mais nous avions les mêmes livres : comme il avait à apprendre des résumés plus longs que les miens, je devais attendre longtemps avant d’avoir le livre pour mes propres leçons, que nous récitions à notre mère.

L’ancienne mairie-école aujourd’hui

La troisième année, en 1938-1939, j’ai continué l’école publique dans les locaux de l’ancienne mairie, route de Pont-du-Châtel.

Notre institutrice avait une classe au premier étage, de l’autre côté se trouvait l’appartement des maîtres. Le plancher de la classe, pourri par endroit, avait des trous par où nous nous amusions à faire tomber des crayons dans la salle d’en bas qui servait de débarras (la bibliothèque actuelle). La punition, pour ceux qui étaient pris, consistait à aller rechercher les crayons et ranger le débarras.

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L’école privée de Plounéour-Trez.

Ecole du Sacré-Cœur aujourd’hui

La guerre est arrivée et il y avait beaucoup de bouches à nourrir à la maison. Les trois frères aînés, Joseph, Yves et François, ont été envoyés à l’école du Sacré-Cœur à Plounéour-Trez, comme pensionnaires à l’école privée .

Yves, Joseph et François BOSSARD en 1954

J’y suis resté quatre ans, entre 1939 et 1944, durant toute la durée de la guerre. J’ai passé le certificat d’études primaires le 6 juin 1944 : d’habitude, nous avions les résultats dans l’après-midi vers 15 heures

  • 16 heures et vous rentrez content ou déçu à la maison, mais ce jour-là, on nous dit :
    • « Rentrez chez vous tout de suite, le débarquement a eu lieu, vous aurez le résultat plus tard  ».
  • J’ai pris mon vélo et je suis passé dire bonjour à ma mère à la maison. Elle ne m’a pas cru quand je lui ai dit que je n’avais pas le résultat.
    • « Alors tu l’as eu ? Comment tu ne sais pas ! Menteur, on a tout de suite le résultat ! C’est parce que tu ne l’as pas eu que tu ne veux pas dire ! »
  • Finalement, j’ai eu mon certificat ;
    • « J’ai terminé mes études, maintenant je reste à la maison  »
    • « Ta pension est payée jusqu’à la fin du mois, tu retournes à l’école ! ».
Certificat d’Etudes Primaires
le 6 juin 1944

Nous étions au pensionnat durant le trimestre entier et nous ne rentrions à la maison que pour les vacances de Noël et de Pâques, puis les grandes vacances. C’étaient les parents qui venaient en visite le week-end et descendaient nous ravitailler à pied ou à vélo : ils apportaient un plateau de far, une demi-livre de beurre et quelques crêpes pour améliorer l’ordinaire.

Au réfectoire, nous avions essentiellement de la soupe au pain, sans légumes, qui finissait souvent sous la table ; nous avions notre place de cantine avec une étagère sous le plateau de la table où nous rangions les aliments apportés par les parents. Mais dans l’ensemble, on mangeait à notre faim compte tenu de cette période de guerre.

Mon premier dessert, je l’ai eu à l’armée, à 19 ans.

Nous dormions à 80 dans le dortoir, une seule grande pièce avec une rangée de lits de chaque côté et une autre rangée au milieu, avec un seul wc, une auge en galva garnie de plusieurs robinets d’eau froide pour se laver le matin. S’il y avait des poêles dans les salles de classe, il n’y avait pas de chauffage dans le dortoir. Nous étions nombreux car, pendant la guerre, des réfugiés, venant notamment de Brest, arrivaient à Plounéour-Trez.

Les journées se déroulaient toujours de la même façon : levé de bonne heure le matin vers 6 heures/ 6 heures et demie, puis direction la chapelle où nous répondions la messe à tour de rôle, un ancien et un nouveau ; avant d’aller au réfectoire prendre le petit déjeuner, et ensuite une récréation, avant de commencer les cours à 8 heures. Les externes et demi-pensionnaires venaient à pied de Plounéour-Trez ainsi que de certains villages de Plouider et Goulven. La plupart restaient manger sur place, sauf ceux qui habitaient à proximité.

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Beg-ar-Groas.

Communion Solennelle
le 24 mai 1942 à Plounéour-Trez

Tous les jeudi et dimanche après-midi, après les vêpres, nous prenions la direction de Beg-ar-Groas, à la plage : à 80, avec un seul surveillant de 22-23 ans, Mais aucun ne bronchait et on s’amusait bien.

Nous n’avions qu’une bande de plage utilisable car une partie de la baie avait été piégée par les Allemands dans le cadre du « Mur de l’Atlantique ». Nous pouvions nous baigner mais aussi, quand la mer était basse, pêcher des anguilles, des petits congres qui étaient nettoyés à la plage et que nous ramenions à l’école aux religieuses de la cantine pour faire une friture contre une pièce et un morceau de beurre, à condition que nous partagions avec les petits. Il y avait des adolescents puisque les cours allaient jusqu’au certificat d’études supérieur.

On ne pêchait pas les coquillages à l’époque. On ne pouvait pas s’éloigner de l’emplacement des dunes accessible car les Allemands occupaient la côte et surveillaient la mer : ils avaient installé des champs de mines sur les dunes. Mais on pouvait se baigner et l’on a appris à nager lors de ces sorties.

Sur le chemin du retour, nous longions des champs de carottes : il n’y avait pas les maisons d’aujourd’hui. Certains élèves faisaient les imbéciles, organisaient une bagarre pour occuper le surveillant et détourner son attention pendant que trois ou quatre autres allaient voler des carottes dans le champ.

On ne s’ennuyait pas en pension. A la récréation, nous jouions aux billes, à saute-mouton,… pas au ballon dans la cour à cause des vitres. Nous jouions souvent au football mais nous allions pour cela sur le terrain de foot qui se trouvait près de l’école. Les 4 poteaux d’angle du terrain étaient peints en bleu, blanc, rouge. Nous y allions en rang en chantant « Maréchal, nous voilà ».

Il y avait aussi des punitions : La maitresse habitait près de la gare de Plounéour-Trez et, avec elle, la punition consistait à aller le matin à deux ou trois chez elle ou y retourner le soir pour porter son cartable ; ou bien aller à pied prendre le pain à la boulangerie qui était également à la gare . Le directeur donnait des fessées avec la tête de l’élève coincée entre ses genoux dans la soutane ; les fesses étaient douloureuse mais aussi les joues qui frottaient contre les boutons de la soutane.

la gare de Plounéour

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Les vacances

Nous quittions le pensionnat à pied pour les vacances mais nous ne restions pas pour autant à la maison. Nous étions placés dans une ferme pour gagner notre nourriture (« mousse saout » !) : moi, j’étais à Kernouès, mes frères à Goulven et à Plouider. Nous étions chargés au départ de garder les vaches mais, selon les fermes, nous allions aussi travailler au champ ou passer la faucille pour nettoyer les talus.
A la ferme, on m’a confié une nouvelle tâche :

  • « Tu es grand maintenant, tu as douze ans ; ça te plairait d’apprendre à traire les vaches ? ».

J’étais bien sûr flatté de la proposition, il y avait cinq ou six vaches à traire. Cela permit surtout à la famille des paysans de pouvoir sortir le dimanche pendant que je restais faire le travail.

En août 1944, j’eus une autre occupation après la naissance d’un enfant à la ferme. J’avais à promener le premier-né de la famille, dans son landau, en allant habituellement vers le bourg, ; la ferme se trouvait environ à cinq cent mètres du bourg, sur la petite route allant de la grande route Lesneven – Brignogan vers Kernouès. Mais ce jour-là j’appris qu’un char américain était stationné aux Isles.

Je changeai de direction vers les Isles avec le landau pour aller voir le char. Le temps passa et la patronne, inquiète, se lança à ma recherche vers le bourg où je n’étais pas ; elle fut renseignée par les voisins qui m’avaient vu passer dans l’autre sens. Lorsqu’elle me retrouva, je reçus une bonne gifle, un « aller-retour », mais j’avais vu mes premiers Américains.

De retour à la maison, le dimanche suivant, je dis à mon père :

  • « Je ne veux plus retourner là-bas !  »
    Je ne dis pas toute la vérité à mon père qui ne fut pas dupe.
  • « Elle ne t’a pas tapé sans raison ! Qu’est-ce que tu veux faire maintenant ? ».
  • « Menuisier ! »

Il m’arrivait d’écouter ma mère de temps en temps. En 1944, alors que la famille CARADEC venait de s’installer rue de Keraïlis à 300 mètres de chez nous, notre mère nous demanda d’être gentils avec les sept enfants, trois garçons et quatre filles, leur maman étant décédée. J’ai écouté ma mère et, douze ans après, j’ai épousé une des filles.

Quelques semaines auparavant, un événement plus dramatique s’était produit. Le maire de Kernouès était venu à la ferme pour réquisitionner un cheval pour les Allemands qui partaient du bois des Isles pour rejoindre Brest, une charrette ayant été récupérée dans une autre ferme à côté.
Un jeune homme de 20 ans du quartier, conduisit le cheval et la charrette avec le chargement mais, arrivé à Plouvien, il y eut un accrochage avec les Allemands. On n’avait pas le téléphone à l’époque mais on sut qu’il y avait eu des morts.
Quatre à cinq jours plus tard, le cheval est rentré seul à la ferme avec ses harnais, tout seul de Plouvien : ils avaient libéré les chevaux pour passer la nuit. Les Allemands avaient fusillé une vingtaine d’otages.

Monument des fusillés de Plouvien

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L’apprentissage.

Après mon certificat d’études, j’arrêtais l’école et mon père me mit en apprentissage, avec un contrat de trois ans de la Chambre des Métiers, chez un de ses neveux qui était menuisier – charpentier et fabriquait des brouettes, des charrettes, des roues, etc…

Mon maître d’apprentissage , ancien charpentier de marine.

Tout mon travail se faisait à la main, sans machines. Le contrat prévoyait qu’il était interdit de se servir de machines.
Il y avait 5 ou 6 personnes dans l’atelier, le patron, les deux ouvriers, un ancien apprenti et un nouvel apprenti tous les trois ans. Le contrat d’apprentissage était de trois ans, sans salaire, sans logement ni nourriture.

Les moyeux étaient tournés mais pas sur un tour mécanique. Il y avait deux ouvrier ou apprenti à la manivelle pendant que le patron sculptait. C’était tellement dur à tourner que l’on mettait une corde pour tirer. Puis c’était l’utilisation de la tarière, de la plane, de la gouge… pour façonner les rayons et les moyeux.
Il y avait des gabarits pour tracer les différents éléments. Il fallait tenonner le rayon qui était emboîté dans le moyeu à la masse. Les jantes des roues étaient souvent en orme et les rayons en chêne ou en acacias (les acacias étaient nombreux dans la région à cette époque). La liaison des jantes se faisait par tourillon et la roue était ensuite envoyée chez le forgeron pour le cerclage, avant de revenir à l’atelier pour la finition.
Les différents éléments étaient faits en avance : je faisais régulièrement des rayons par exemple. Ensuite nous faisions le montage au fur et à mesure des besoins. Nous fabriquions plusieurs charrettes dans une année.

Le travail pouvait se faire aussi chez les paysans et cela offrait des possibilités de repas dans les fermes car, lorsque je travaillais à l’atelier, je rentrais manger à la maison. Après la guerre, les paysans avaient récupéré dans les champs des billes de bois que les Allemands avaient plantées pour empêcher les planeurs d’atterrir. Ils les envoyaient à Saint-Méen pour faire des planches ou les gardaient pour faire des cloisons dans les écuries.

Les écuries étaient composées de stalles avec la mangeoire pour le cheval, séparées les unes des autres par des planches emboîtées dans des poteaux. Ces billes de bois étaient intéressantes pour en faire des poteaux d’entrée : une face était équarrie à l’herminette ; ensuite, venait le perçage, à la tarière, l’on faisait des trous sécants, évidés aux ciseaux à bois pour creuser une rainure pour recevoir les planches.

Le travail se faisait assis sur la bille de bois, des journées entières. Pour le casse-croûte, les maisons étaient plus ou moins bonnes : casse-croûte à 10 heures, repas de midi, quatre heures et certaines proposaient le repas du soir. Mais alors la journée était longue, il fallait rester travailler plus longtemps au lieu de finir à 19 heures.

Moi, je faisais du vélo et je préférais finir plus tôt pour aller m’entraîner après la journée de travail. Lorsque je rentrais à la maison, ma mère me demandait si j’avais soupé et je répondais oui, même si ce n’était pas vrai. Je partais m’entraîner sans avoir mangé.

Je me souviens d’une anecdote dans une ferme de Pont-du-Châtel, où vivaient un enfant unique avec sa mère et sa vieille tante. Ils ont voulu transformer la maison après la guerre : enlever des lits-clos et faire des pièces séparées avec des cloisons en planches.

Le chantier était dirigé par Fanch, mon maître d’apprentissage que j’accompagnais comme mousse. Sur place, comme il n’y avait pas d’établi et de valet, il demandait au mousse de s’asseoir sur la planche pour la maintenir pendant le sciage.
Et la vieille tante fit, en breton, la réflexion suivante à la fin de la journée :

  • « Il va falloir payer celui-ci aussi alors qu’il est assis depuis ce matin ! ».

Le fils de la maison me demandait « d’aller acheter des cachous chez « Finon » en face ». Lorsque je lui ramenai la boîte, Fanch me fit remarquer qu’il ne m’avait rien donné pour la peine. Deux ou trois jours après, il me dit :

  • «  sers-toi avant de lui donner !  ».
    Je secouai la boîte et presque la moitié tomba dans ma main ; je ne pouvais pas remettre les cachous dans la boîte par le petit trou. Le fils fut étonné lorsqu’il prit la boîte :
  • «  Oh, gast ! Il n’y a rien dedans ! »

A la fin de mes trois années d’apprentissage, mon patron a proposé de prolonger mon contrat d’un an. Mais mon père s’est fâché :

  • « Tu ne t’es pas plaint de lui pendant trois ans et maintenant qu’il faut le payer… Tu le payes ou il s’en va ailleurs ! ».

Il suffisait à l’époque d’aller à l’entreprise d’à côté pour trouver du boulot. Finalement, il m’a gardé deux ans supplémentaires jusqu’à mon départ à l’armée en octobre 1949.

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Le sport.

J’ai pratiqué le football jusqu’à mes dix-sept ans.

Equipe dePlouider en 1946

Puis j’ai choisi le vélo. Nous faisions les courses de kermesse sans être licencié. Un jour nous avons fait la course communale le matin à Plouider et puis nous nous sommes glissés à trois dans le peloton de la course officielle de l’après-midi ; et on nous a « passé un savon » à l’arrivée : on nous a surtout fait la morale :

  • «  Il aurait pu y avoir un accident et vous n’avez pas d’assurance !  ».

Il n’y avait pas de club de vélo à Lesneven à l’époque, nous avions le choix entre Landerneau et Plabennec ; j’ai pris une licence à Plabennec et j’ai couru avec le club jusqu’à la fin de l’année 1948.

vélo en 1948
avec Marcel BOSSARD

Un soir d’entraînement avec mon camarade Hervé , revenant de Landivisiau, Hervé perça à la sortie de Saint-Méen (près de la Chapelle Jésus). C’est donc à pied que nous nous sommes rendus chez Abily cycle à Lesneven garer le vélo. Puis à deux sur mon vélo, dans les descentes, direction Plouider. Surprise au bourg, mon père attendait, venu à ma recherche. Ma mère l’avait sorti du lit ; l’accueil à la maison a été une bonne gifle (me rappelant celle de Kernouès) et au lit sans manger.

  • «  La prochaine fois, tu coucheras dehors !  »
    Pour ma mère, rentrer après l’Angélus (19 heures), c’était trop tard !

Quelques temps après, c’était à mon tour de percer entre Kéremma et Tréflez. De nouveau à pied jusqu’à Plouider, il était encore tard. Je n’ai pas été surpris, la porte de la maison était fermée à clé. Pas de panique, je suis allé dans la remise et j’ai passé la nuit couché dans le foin. Le lendemain matin, j’ai entendu mon père partir au travail à Brest. Je me suis levé, j’ai chauffé mon café au lait sur le réchaud à alcool et me suis rendu à mon travail. Ma mère, mes sœurs, mes frères dormaient encore. A son réveil, ma mère appela ma sœur aînée :

  • «  Va donc réveiller Ific, il est 8 heures  ».
    Grosse panique, le lit n’était pas défait. Heureusement, sur la table de la cuisine, mon bol attestait que j’avais pris mon « jus ».
  • «  Il est donc au travail !  »
    Ma mère n’était pas en cause, c’est ma sœur, rentrant du commerce COAT, qui avait fermé la porte à clé, croyant que tout le monde était couché.

Une autre fois, j’ai été sélectionné pour une course inter club à Brest, un jeudi. Jean , mon patron, m’accorda la journée. Mais ma mère n’était pas de cet avis, pas question de perdre une journée. J’étais déçu, je le dis à Jean (qui aimait le sport). Il alla trouver ma mère :

  • «  Je lui paierai sa journée !  »

Ma mère, qui n’était toujours pas d’accord, céda finalement à la condition de ne pas prendre le car BIHAN à Plouider (« avec la honte »). Je suis allé à Lesneven prendre le car et ma journée à été payée.

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Forum
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Yves BOSSARD
annie - le 3 mai 2012

trés beau récit et tellement vrai
bravo
ANNIE BOTHOREL née à Plouider en 1950

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Yves BOSSARD
le 6 juin 2011
par dede ,
GAC Yvon


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