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Généalogie d’Hervé BUREL de Delledan
Article mis en ligne le 3 mars 2012
dernière modification le 5 mars 2012

par GAC Yvon
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Généalogie d’ Hervé BUREL

Ayant retrouvé des ancêtres communs avec Hervé BUREL, par l’intermédiaire d’une Marie-Jeanne BUREL (née le 26 septembre 1760 à Lanhouarneau) au niveau de la huitième génération pour moi du côté maternel, je vous présente la généalogie d’Hervé BUREL, né à Delledan en Plouider en 1858 qui s’est illustré dans l’écriture en langue bretonne de l’histoire de sa famille.

Guillaume BUREL, décédé le 12 mai 1690 à Tréflez ( ?), marié vers 1685 ( ?) avec Catherine DERRIEN

Claude BUREL, né vers 1686 et décédé le 19 mars 1731 à Lanhouarneau, fils de Guillaume Burel et Catherine Derrien

  • Marié le 14 février 1719 à Lanhouarneau avec Jeanne PRIGENT, née vers 1683 et décédée le 15 juin 1748 à Candy en Lanhouarneau, fille de Barnabé Prigent et Michelle Le Hénaff.
  • Enfants nés à Lanhouarneau :
    - Michèle, née le 31 janvier 1720
    - Guillaume, né le 17 mars 1721
    - Alain, né le 31 mai 1723

Guillaume BUREL, né le 17 mars 1721 à Lanhouarneau et décédé le 10 juillet 1766 à Plounévez-Lochrist, fils de Claude Burel et Jeanne Prigent

  • Marié le 8 août 1748 à Plounévez-Lochrist avec Suzanne NEDELEC, née le 18 novembre 1721 à Plounévez-Lochrist et décédée le 23 janvier 1753 à Lanhouarneau, fille de René Nédélec et Anne Olier.
  • Enfants nés à Lanhouarneau :
    - Michèle, née le 31 juillet 1749 et décédée en octobre 1749
    - Alain, né le 1er septembre 1750 et décédé le 8 avril 1852
    - Marie Anne, née le 27 mai 1752
  • Remarié le 12 juin 1753 à Lanhouarneau avec Catherine MOAL, née le 5 février 1728 à Plounévez-Lochrist et décédée le 9 janvier 1766 à Plounévez-Lochrist, fille de François Moal et Renée Bouédec.
  • Enfants nés à Lanhouarneau :
    - Jeanne, née le 16 mai 1754
    - Jean, né en 1756
    - Marie, née le 1er mai 1758
    - Marie Jeanne, née le 26 septembre 1760
    - Guillaume, né le 19 avril 1763
    - Marguerite, née le 2 octobre 1764

Jean BUREL, né vers 1756 et décédé le 1er avril 1801 à Plounévez-Lochrist , fils de Guillaume Burel et Catherine Moal

  • Marié le 16 janvier 1782 à Plounévez-Lochrist avec Françoise GEFFROY (ou JEFFROY), née le 17 décembre 1750 à Plounévez-Lochrist et décédée le 29 juin 1793 à Plounévez-Lochrist, fille de Guillaume Jeffroy et Catherine le Traon
  • Enfants nés à Plounevez-Lochrist :
    - Louis Burel, né le 14 avril 1782
    - Yves, né le 24 août 1783
    - Etienne, né le 30 avril 1785
    - Marie Françoise, née le 3 janvier 1788
    - Anne, née le 2 août 1790
  • Remarié le 31 juillet 1795 à Plounévez-Lochrist avec Renée ROSEC, née le 20 mars 1768 à Plounévez-Lochrist
  • Enfants nés à Plounévez-Lochrist :
    - Jean, né le 18 octobre 1795
    - Hervé, né le 14 avril 1798
    - Catherine, née le 12 janvier 1800
    - Charles, né le 10 août 1801

Yves BUREL, né le 24 août 1783 à Plounévez-Lochrist et décédé le 12 mars 1836 à Tréflez, fils de Jean Burel et Françoise Jeffroy

  • Marié le 7 février 1813 à Tréflez avec Marguerite KERVAON, née le 12 février 1786 à Tréflez et décédée le 27 décembre 1859 à Délédan en Plouider, fille de Jean Kervaon et Marie Floch
  • Enfants nés à Tréflez :
    - Etienne, né le 28 août 1814
    - Jeanne Yvonne, née le 12 décembre 1815
    - Allain Marie, né le 27 octobre 1818
    - Anne Claudine, née le 10 mai 1821
    - Jean François, né le 23 avril 1824

Jean François BUREL, né le 23 avril 1824 à Tréflez et décédé le 19 février 1899 à Saint-Thonan, fils de Yves Burel et Marguerite Kervaon

  • Marié le 18 juillet 1857 à Plounévez-Lochrist avec Marie Anne MANSON, née le 30 novembre 1823 à Plounévez-Lochrist et décédée le 10 février 1881 à Plouider, fille de Sébastien Manson et Marie Morgant
  • Enfants nés à Delledan en Plouider :
    - Hervé, né le 24 juillet 1858
    - Marguerite, née le 1er novembre 1859
    - Anne Yvonne, née le 14 août 1862
    - Françoise, née le 17 mars 1864 et décédée le 8 janvier 1866
    - Marie Françoise, née le 20 septembre 1864.

Hervé BUREL, né le 24 juillet 1858 à Delledan en Plouider et décédé le 9 juillet 1943 à Guipavas, fils de François Burel et Marie Anne Manson

  • Marié le 2 juillet 1884 à Saint-Thonan avec Françoise KERVELLA, née le 11 décembre 1861 à Saint-Thonan
  • Enfants nés à Saint-Thonan :
    - François Marie, né le 12 mai 1885
    - Léontine, née le 15 février 1888
    - Marie Françoise, née le 18 avril 1891
    - Louis Ernest, né le 26 juillet 1895
    - Antoinette, née le 5 juillet 1897

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Hervé BUREL est l’auteur de « Histor eur famill eus breïs-Izel  » ou « Histoire d’une famille de Basse-Bretagne  », traduction de Nelly BLANCHARD, CRBC / Skol Vreiz, 2011.

Le village de Delledan, décrit par Hervé BUREL

Je suis né le vingt trois juillet 1858 à Delledan dans la commune de Plouider, juste à côté de Pont-du-Châtel, à environ cinq kilomètres de la ville de Lesneven.

Le quartier de Delledan n’est pas très favorable à la culture des céréales, même pour toutes les autres cultures, bien que le village soit entouré de terres assez lourdes. Mais comme ces terres sont trop froides et exposées aux mauvais vents du nord-ouest ou de l’ouest, elles sont davantage sujettes à mauvaises récoltes. Il n’y a que le haut du quartier qui pourrait donner de bonnes récoltes, même si la terre n’y pas très profonde, elle est bien meilleure. Il faut les amender, y mettre beaucoup de fumier, et du meilleur.

Dans ce quartier, à l’époque où j’y passais le temps heureux de mon enfance, il n’y avait que deux catégories de gens. Parmi ceux qui ne possédaient pas de terre en quelque quantité que ce fût, il y avait d’un côté deux sœurs qui étaient couturières et de l’autre côté une mère et sa fille qui filaient la laine. Ceux qui avaient des terres avaient aussi des arbres fruitiers de toutes sortes. On ne manquait donc pas de fruits, on avait un très beau point de vue sur un grand nombre de prairies tout en bas du quartier et sur le bourg de Pont-du-Châtel.

De l’autre côté, en face, on apercevait même Plouider, depuis Coat-Ménach jusqu’au sommet de la colline du Zéas et de Goaslas.

Les quartiers qui se trouvaient de ce côté-là, en face de nous, étaient beaucoup plus avantagés que nous car leurs terres étaient exposées au soleil pendant toute la journée. Si j’avais été photographe, j’aurais photographié la plupart de ces endroits pittoresques…

Au sud de Delledan, il y avait un moulin : c’était le moulin de Coat Menach, que l’on nommait sans doute ainsi parce que, autrefois, avant la Révolution dont il a été question au début de cette histoire, il y eut des moines à habiter au sommet de la montagne qui se trouve au-dessus du moulin. Mais il ne reste que cette abbaye que le souvenir et quelques bouts de mur au ras du sol. Le temps a tout détruit.

Combien de fois n’ai-je pas été pêcher auprès de ce moulin ! Toute la journée parfois ! Dans les grands bois qui se trouvent là tout près et qu’on appelle Coajou Menac’h. Combien de fois ne suis pas rentré de ces bois à la maison avec mes vêtements déchirés, mes pantalons décousus à l’enfourchure parce que j’avais grimpé dans les arbres pour prendre les œufs dans les nids de pies et de corbeaux !

Autour de la maison, il n’y avait également que des arbres partout, des arbres fruitiers de toutes sortes, des frênes, des ormes aux branches desquels je me suis balancé, d’aussi bon cœur que le faisait autrefois Salaün le Fou.

La maison dans laquelle je suis né était une construction assez modeste. Les murs ne faisaient pas beaucoup plus de deux mètres de hauteur. A l’époque dont je vous parle, c’est-à-dire de ma prime jeunesse, il n’y avait pour seul éclairage de la maison qu’une ouverture dans le mur qu’on fermait avec une porte en bois comme on fait maintenant pour fermer les poulaillers. A vrai dire, le soleil ne pouvait jamais éclairer le bout de la table le plus proche de la fenêtre. Par contre, il y avait de la place dans le côté de l’âtre car l’ouverture de la cheminée était si large qu’une demi-douzaine de tailleurs auraient pu s’y installer pour coudre.

Le plus bel ouvrage réalisé lors de la construction de cette maison fut le manteau de la cheminée : des deux côtés, les corbeaux étaient en pierre de taille sculptée. Il est évident qu’ils avaient autrefois servi dans un manoir bien plus beau : cette maison portait en effet au cadastre le nom de Maner Delledan. La porte était cintrée et également bordée de pierres de taille. Dans l’une de ces pierres, du côté intérieur de la maison, il y a avait un trou dans lequel se trouvait un morceau de bois aussi gros que mon bras et qui servait à fermer la porte de l’intérieur…

Des deux côtés de la maison, tout au long du rampant, les pignons sont faits en pierres spécialement taillées. Au milieu du pignon du côté du levant, il y a une pierre de taille carrée ornée en son milieu d’une image du saint-sacrement. Du côté du couchant, le pignon de la maison était entièrement recouvert de lierre toujours vert. Derrière la maison, il y avait un tas de pierres qui montait jusqu’au bord du toit. Je croix que ces pierres devaient servir jadis à rehausser les murs de la maison lorsqu’elle avait l’allure d’un manoir, c’est-à-dire avant sa destruction. Désormais, toutes ces pierres étaient recouvertes d’herbe et de ronces…

En contrebas de la maison, dans le fond du jardin, il y avait une fontaine très joliment construite, mais difficile d’accès parce qu’elle se trouvait dans un trou profond. Pour faire le tour de la fontaine, on avait employé quatre énormes et belles pierres de taille. A gauche, il y avait aussi une autre grosse pierre posée sur un support de maçonnerie et qui servait à poser les seaux d’eau afin de les mettre plus facilement ensuite sur la tête. A hauteur des yeux des gens qui venaient prendre de l’eau, on avait aussi mis une pierre semblable à celle qui se trouvait dans le pignon de la maison et dont j’ai déjà parlé, laissant voir en son centre le saint-sacrement. L’arrivée d’eau de cette fontaine menait à deux bassins et était souterraine sur une quinzaine de mètres. Toutes les femmes du quartier venaient décrotter leur linge dans l’un de ces deux bassins que nous vidions quotidiennement pour arroser la prairie voisine.

Au sud de la maison, il y avait un jardin que nous appelions le grand jardin et qui était planté d’arbres fruitiers de toutes sortes. Il y en avait entre soixante-dix et quatre-vingts entre les petits et les grands. Derrière la maison, au nord, il y avait un autre jardin, qu’on appelait le petit jardin et qui était également rempli d’arbres fruitiers, de groseilliers à maquereau, de cassis, de groseilliers à grappes, de noisetiers et de néfliers. Ce ne sont donc pas les fruits, lecteurs qui nous ont manqué dans notre enfance.

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Ceci n’est qu’un petit extrait du récit de la vie d’Hervé Burel et de ses ancêtres. Si vous êtes intéressé par cette histoire, vous pouvez la lire dans son intégralité, en breton ou en français dans le même livre dont les références sont indiquées au début de cet article.

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