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Le "Messager de Plouider"
Article mis en ligne le 18 août 2012

par GAC Yvon
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PRESENTATION DU MESSAGER PAR SON AUTEUR

[« Le Messager de Plouider  », n° 100, novembre 1968]

Présentation par son auteur, le Recteur Y. MEAR,
recteur de Plouider de 1960 à 1969, installé le dimanche 24 juillet 1960 par le Curé de Lesneven.

Le premier tirage remonte à août 1960. Ce premier numéro vous apprenait dans quelles dispositions j’arrivais à Plouider. Après avoir évoqué mes principaux devoirs envers mes nouveaux paroissiens, je signalais vos devoirs envers vos prêtres afin que cette prise de conscience de part et d’autre réalisât la grande communauté chrétienne que le Christ attendait de nous.

Dans le deuxième numéro, je donnais à la publication le titre significatif de « Messager », indiquant par là que cette sorte de « Lettre mensuelle » devait servir d’agent de liaison entre le Pasteur et ses ouailles… rôle que ne pouvait remplir efficacement le Kannadig pour les raisons que je vous donnais. Dans ce même numéro, je faisais part de mon intention, non pas de supplanter le Kannadig (qui aura toujours sa raison d’être et qu’il eût été dangereux de laisser tomber à cause des articles de fond) mais de lui donner un auxiliaire, un supplément, un complément auprès de tous ceux dont j’assume la charge devant Dieu. J’ajoutais que le Messager serait servi à tous les foyers de la paroisse. Dans mon idée, il devait être l’écho de mon âme de Pasteur, soucieux des besoins de mes paroissiens tels que je les connais. A-t-il jusqu’ici rempli le rôle que je lui assumais ? Vous seuls, chers paroissiens, pouvez donner la réponse à cette question… Et si votre réponse contient des réticences, je serais heureux de les connaître afin de combler les lacunes que j’ignore. Dans ce domaine, vous pourriez certainement m’apporter de l’aide.
Comme la diversité est forcément grande entre d’une part l’intelligence et d’autre part l’appétit spirituel des habitants d’une paroisse de taille moyenne, je me proposais, disais-je en 1960, d’écrire des articles faciles à la lire et à comprendre en délayant ce que je voulais faire passer dans un contexte que je voulais psychologique.

- Etais-je de taille à réaliser cette prétention  ?
Je me le demandais moi-même, sincèrement en 1960. Peu à peu, les échos favorables qui m’arrivaient de la part des lecteurs qui ont bien voulu me parler du Messager et plus particulièrement de quelques prêtres et religieuses qui ont travaillé à Plouider avant moi m’ont donné confiance. Evidemment, je n’en suis pas dupe : tous les échos (et particulièrement ceux qui sont défavorables) ne parviennent pas au Rédacteur d’une publication… En regard des échos favorables, je me dois, par souci d’objectivité, de signaler une aventure qui a failli arrêter la parution du Messager en 1964... Malgré cet incident de parcours, le Messager a continué sa route… servant de trait d’union des paroissiens entre eux, des paroissiens résidant à Plouider avec ceux de l’extérieur, du Recteur avec ses paroissiens mais, je dois le reconnaître, pas assez : des paroissiens avec leur Recteur (autrement dit, je souhaiterais que l’on me fasse davantage de suggestions sur les améliorations à apporter au Messager en fonction des besoins plus réels et plus urgents que ceux que je découvre moi-même).
Certes, dans mes rapports avec vous, le Messager n’a nullement la prétention de prévaloir sur la prédication. Il voudrait cependant se mette à son service comme un auxiliaire et un complément. Je m’explique : « Les paroles s’envolent, les écrits demeurent » dit un vieux proverbe. On entend une fois le sermon ou l’homélie ; on en retient quelque chose, mais on ne peut plus revenir sur ce qui a été dit. Au contraire, on peut revenir et revenir encore sur un texte écrit. Ce qui a échappé à l’auditeur se trouve à la portée du lecteur. L’impression peut être moins forte mais souvent l’effet est plus durable…
Et puis, tous les paroissiens ne sont jamais au complet autour de la chaire. Il y a ceux qui assistent à la messe ailleurs ; il y a des malades, des absents,… il y a surtout les négligents et les indifférents. Comme les autres, plus que les autres, ils ont besoin d’être touchés. Quel contact auraient-ils encore avec leur paroisse – et avec leur âme – si le Messager n’arrivait pas chez eux, chaque mois, porteur d’une invitation personnelle à hisser leur vie au plan surnaturel dans une perspective d’éternité, comme une grâce de conversion et de salut ?
Cette réflexion à laquelle je me suis livré, ces jours derniers, a été d’un grand poids sur ma décision de dépasser le nombre de 100 parutions que je vous promettais lorsque le Messager à vu le jour.

- Distributrices de quartiers,
votre tâche est obscure, qui consiste à diffuser chaque mois le bulletin. Elle est méritoire… d’autant plus méritoire que vous le distribuez le dimanche même car le dimanche est un jour favorable : favorable à la grâce de Dieu qu’on a intimement rencontré le matin à la messe et qu’on a sans doute reçu dans son cœur par la Communion, favorable aussi à la lecture à tête reposée du fait des loisirs dont on dispose. Je me permets donc d’insister pour que le Messager soit distribué tout au début de l’après-midi du dimanche.
Avec lui, c’est le pasteur des âmes qui se présente, avec son cœur sacerdotal, avec ses directives, ses avis, ses exhortations, ses enseignements. Sans ce modeste bulletin, la vie paroissiale serait-elle aussi dynamique ? L’Evangile auquel j’ai consacré tant d’articles serait-il aussi bien compris ? Le Christ auquel j’ai également consacré tant d’articles pour essayer d’en dégager la vrai physionomie, serait-il aussi bien connu et aimé ?...

- Le Messager jette la semence… mais est-il lu  ?
Par tous ? Non. Par la grosse majorité ? J’ose tout au moins l’espérer. Il n’a pas la prétention de se poser comme un modèle du genre. Il y a certes mieux, beaucoup mieux. Il a cependant le mérite d’être « Plouidérien » (ce qui le rend si cher aux lecteurs de l’extérieur, si heureux de garder par lui le contact avec la paroisse. Il faut quitter le pays pour sentir combien on lui reste attaché)… Il a aussi le mérite de ne faire double emploi avec aucune autre publication, pas même avec le Kannadig. Qu’il vienne à disparaître – ce qu’à Dieu ne plaise ! – et un vide se ferait sentir… Il manquerait quelque chose au premier dimanche du mois…

- Mais, chers paroissiens, en tirez-vous tout le profit désirable  ?
Vous penchez-vous sur les articles plus ardus, de lecture plus austère ? Ou bien votre curiosité s’arrête-t-elle aux petites annonces et aux petits potins de « Radio-Plouider » ? Ce serait dommage. Votre lecture se double-t-elle de réflexion et d’effort pour comprendre, ou bien est-elle rapide et distraite ? Dans ce cas, autant en emporterait le vent !...
Pourquoi cette lecture ne se ferait-elle pas en famille ? Excellent moyen de meubler les longues… soirées d’automne et d’hiver. Belle occasion aussi pour les parents de s’aider du Messager pour la formation chrétienne de leurs enfants en attirant leur attention sur le « Messager » dont chaque numéro est porteur. Un effort serait sans doute à faire dans ce sens… mais il est évidemment plus facile de se mettre au téléviseur et de se laisser vivre !
L’éducation n’a rien à faire avec le moindre effort. Dans ce domaine comme ailleurs vous récolterez un jour ce que vous aurez semé. Qui veut récolter dans l’allégresse, commence par semer dans le travail et dans la peine.

… Telles sont les principales pensées qui me sont venues à l’esprit au moment où je m’apprêtais à rédiger ce centième numéro du Messager. Je vous les ai livrées telles qu’elles se sont présentées… Puissent-elles trouver le chemin de votre esprit et de votre cœur !

Votre Recteur,
Y. MEAR


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