memoire de Plouider
Slogan du site
Descriptif du site
Le manoir de MORIZUR
Article mis en ligne le 12 décembre 2017

par GAC Yvon
logo imprimer
Enregistrer au format PDF

Le manoir de MORIZUR : les seigneurs et les premiers paysans

L’ensemble du site de Morizur est formé d’un ensemble de constructions féodales étalées du Xème au XVIème siècle. Situé sur les rives de La Flèche, le domaine est au carrefour de trois paroisses : Plounéventer, Plouider et Saint-Méen. Le manoir, historiquement localisé dans la commune de Plouider, fait désormais partie de celle de Saint-Méen.

L’étymologie de « Mor-Izur » serait : la forteresse d’Izur, chef dans lequel Jourdan de La Passardière, croit retrouver le comte Gwithur, ou Whithur (qui se prononce Wizur), qui dominait le Léon au temps de Saint-Paul-Aurélien.

H. du CLEUZIOU présente ainsi le manoir de MORIZUR à la fin du XIXème siècle : « Morizur est le merdy le plus complet, le Tymeur le plus parfait que je connaisse. On peut le regarder comme un vrai type de ce genre d’habitation dans le pays de Léon. Planté sur une colline charmante, entouré de grands bois feuillus, il possède encore sa tourelle à poivrière aiguë ; son double portail, aujourd’hui presque en ruines, son liorz ou jardin discret entouré de grands murs ; son colombier (couldry), grosse tour garnie de marches, a son sommet percé d’innombrables trous dans son intérieur ; sa lez ou cour enfin, garnie de granges et d’écuries ». [Merdy, Tymeur = manoir, maison noble]

Louis LE GUENNEC le décrit au début du XXème siècle : « A gauche de la route de Lanhouarneau à Lesneven, sur les confins de la commune de Plouider, se cachaient, il y a quelques années, dans le délicieux vallon d’un affluent de La Flèche, les ruines du manoir de Morizur. Pendant longtemps, je ne l’ai connu que par la description qu’en trace Henri du Clleuziou(…). Ce texte est illustré d’un dessin au lavis de l’auteur, qui montre Morizur dans toute sa pittoresque vétusté et que je copiai soigneusement, en attendant le plaisir d’en prendre moi-même un croquis d’après nature. Lorsqu’en fin devenu possesseur d’une bicyclette, je pus réaliser bien des rêves et visiter les châteaux et les manoirs du Nord-Finistère, Morizur fut naturellement compris dans le programme d’une de mes premières tournées.
Je le découvris, non « planté sur une colline », mais enfoui au plus creux de la vallée. Je retrouvai la tourelle, le couldry, la lez, le liorz, tout cela ébréché, affaissé, croulant de toutes parts, et d’autant plus beau, mais il me fut impossible de repérer l’endroit d’où du Cleuziou avait dessiné sa vue d’ensemble et je dus me contenter de croquer, d’un angle de la cour, le petit donjon hexagonal du XVIème siècle flanqué de son échauguette et les bâtiments adjacents…On peut voir qu’il n’avait en rien trompé mes espérances.
Aujourd’hui, c’est en vain qu’on chercherait les restes de ce manoir au si doux nom. Ses pierres ont servi à édifier une construction près de l’église de Folgoat. Alors que la demeure seigneuriale et gothique a disparu, son ancêtre, le vieux château de Morizur, lève encore, de l’autre côté du vallon, à la crête d’un promontoire escarpé, sa motte féodale environnée de douves et perdue au sein des taillis ».

Lors d’une réunion de la Société Archéologique du Finistère en novembre 1927, M. Waquet annonce que « l’ancien manoir ruiné de Morizur en Plouider, sur les confins de Lanhouarneau et de Plounéventer, est en démolition et qu’on destine ses pierres de taille aux travaux d’agrandissement de l’église de Lesneven ». En fait, il s’agit de la construction en 1928 d’une annexe au presbytère du Folgoët réalisée par son recteur l’abbé Guéguen : un abri pour les pélerins.


La légende du roi IZUR
Henri du Cleuziou raconte la légende de Morizur :
« Dans le temps où il y avait des rois à Occismor, vivait, en ce lieu, un souverain qui se nommait le roi Isur… Ce vieillard vénérable, doux comme un sage, aimé de tous, possédait une fille belle comme le jour, qui faisait la joie de sa vie et le bonheur de tous ceux qui l’approchaient.
Les jeunes princes des environs la courtisaient à l’envi, mais, elle, toujours calme dans la placidité de son innocence, appuyée sur l’épaule de son père, les regardait avec indifférence et ne pouvait se déterminer à fixer son choix sur aucun d’eux, lorsque se présenta un gentilhomme romain qui, fier de son titre, se posa comme prétendant, comptant bien par sa seule présence évincer du coup tous ses rivaux.
Accepter la demande de l’étranger, la belle n’y songea pas un instant ; en fidèle Bretonne qu’elle était, elle n’eût jamais consenti à mettre ses mains dans celles d’un envahisseur de sa patrie. Le refuser brusquement était peut-être un peu dangereux. Isur, après mûre délibération, feignit de se rendre à se désirs. Comme le gentilhomme vantait la grandeur de sa ville, la puissance irrésistible des siens, appelés à tout dominer sur la terre, s’écriant que le moindre désir d’un Romain était un ordre qui s’exécutait sur-le-champ, le père de la belle princesse lui répondit tranquillement : « Puisque vous pouvez tout, que rien ne vous résiste, sauvez-moi d’une grande peine. Ma fille, gaie comme un oiseau, aime la lumière et l’éclat des couleurs ; or, voyez – et il lui montra des monceaux de laines noires provenant de la tonte de ses troupeaux – rendez blanches ces toisons et je vous promets, cet exploit fait, de contribuer de tout mon pouvoir à tourner vers vous le cœur de votre préférée ».
Le Romain, plus vaniteux que tendre, accepta le défi, s’accroupit dans les près, au fond de la vallée, et se mit à frotter nuit et jour la laine noire qui ne blanchissait pas, hélas ! mais devenait plus foncée à mesure qu’il la baignait dans l’onde pure.
Il y passa, dit-on, plusieurs semaines.
La princesse, de temps à autre, venait examiner sa besogne et partait non sans lui décocher un sourire plein de fine raillerie. Les jeunes seigneurs, ses concurrents, se gaussaient de lui à bouche ouverte. Le fier citoyen de la grand’ville, n’y tenant plus de rage, frottait, frottait toujours, tant et si bien, qu’il mourut à la peine, non pas d’amour, dit le conteur, mais du sombre désespoir, né de son impuissance reconnue.
Toute l’histoire de la soi-disant influence romaine en nos pays se trouve comme résumée dans ce naïf récit. Les orgueilleux conquérants ont eu beau chercher à décolorer le celte, ils y ont perdu leur peine et leur temps. »

Cette légende du Roi Izur laisse penser que sa demeure était assez près d’une ville romaine. En fait, le domaine de Morizur ne se trouve guère à plus d’un kilomètre de Kerpoziou, qui faisait partie de la cité romaine (Vorganium, le site de Kérilien en Plounéventer).


Le site de Morizur
L’ensemble fortifié, étalé sur une dizaine d’hectares) est établi sur un éperon rocheux au confluent des vallées de la Flèche et d’un de ses affluents. Il est composé de plusieurs parties. L’éperon est barré à sa racine par un fossé profond qui pourrait être antérieur au Moyen-Age (âge du Fer ?).

Sur l’éperon sont aménagés une première basse-cour défendue par un fossé sec et une levée de terre ; une motte située au milieu de l’éperon, très volumineuse (12 m de haut, pour 40 m de diamètre) est entourée d’un large et profond fossé sec et est couronnée d’une construction en pierres surmonté d’une tour en bois ; une deuxième basse-cour est située à l’extrémité.

La motte, construite au Xème siècle,est un ouvrage défensif destiné à résister à divers envahisseurs. Le Diriguin protège le site à l’est et la Flèche au nord et à l’est. Un plateau allongé sécurise l’accès par le sud. Morizur est l’élément central d’un ensemble de 4 mottes. Trois mottes de moindre importance protègent le site : Coz-Castel au sud-ouest, la Sal au nord-ouest et Pont ar C’halvez au nord. Coz-Castel contrôle les routes de Landivisiau et Landerneau, et Pont ar C’halvez celle de Morlaix.

La motte a été habitée jusqu’au XIVème siècle par les seigneurs de Morizur. La première trace écrite de cette famille date de 1381 : on retrouve le sceau des Morizur (3 chevrons superposés) dans le traité de Guérande.
La maison forte de Morizur est un exemple rare de construction du XIVe siècle. A cette époque, les seigneurs de Morizur ont quitté leur motte féodale pour venir habiter l’autre côté de la vallée de la Flèche.

Ils ont construit une maison forte sur un terrain en pente. On voit encore le mur d’enceinte qui descend jusqu´à la rivière et les restes d’un donjon carré. Le manoir a été reconstruit au XVI siècle.

Le manoir de Morizur n’est pas en Plounéventer, mais bâti sur la commune de Plouider. Ce manoir est assez récent. En 1445, les seigneurs de Morizur habitaient encore sur la paroisse de Plounéventer car, à cette époque, Morizur figurait dans les domaines exempts de cette commune.


La famille de MORIZUR et les suivantes :

Le blason des Morizur

- Yvon de MORIZUR, chevalier banneret, ratifia le traité de Guérande en 1381 ; ses descendants se sont éteints au XVIème siècle et leurs possessions ont passé successivement aux Parceveaux, aux Kerhoent-Coatanfao et par acquêt aux Denis de Trobriant.
Les preuves de Dom Morice nomment, notamment, parmi les gentilshommes signataires du traité de Guérande en 1381, un Yvon de Morizur, chevalier banneret, qui blasonnait d’or à trois chevrons d’azur et avait épousé dix ans plus tôt N. Le Roy, fille de Guillaume.
La réformation de 1443 à Plouider mentionne Alain de Morizur, de Plouider, seigneur du dit lieu. Son fils, Jean se maria à Catherine du Menz, dame de Toulgoat. Il en eut Louis, seigneur de Morizur, homme d’armes à la montre de 1503, qui construit le manoir en 1505, mais meurt sans postérité.
Sa sœur Françoise en hérita et apporta Morizur dans la famille de son mari Jean de Lesmais, seigneur du dit lieu en Plestin, où subiste encore un ravissant manoir de la fin du XVè siècle.
Depuis, des alliances successives ont fait passer Morizur aux Kérouzéré et aux Kerchoent de Coetanfao. Il était habité, dans la seconde moitié du règne de Louis XIV, par Sébastien de Kerchoent, marquis de Coetanfao, époux, en 1651, de Marie-Renée de Kergoët, et leurs enfants y naquirent. Parmi eux, il faut citer Rolland-François de Kerchoent, chanoine de Léon, puis évêque d’Avranches, mort en 1719 ; Maurice-Sébastien, capitaine de cavalerie au régiment de Toulouse, tué à Ramillies en 1706 ; Jean-Sébastien, marquis de Coetanfao, chevalier de Saint-Louis, brigadier des armées du Roi, major-général et premier sous-lieutenant de la gendarmerie royale, gouverneur de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Roscoff et l’île de Batz, blessé gravement à Munderkingen et à Malplaquet.
Il ne mourut cependant qu’en 1744, laissant, à défaut d’enfants de sa femme, Innocente de Rougé, une très mauvaise réputation de brutalité et de tyrannie dans le pays qu’il habitait, à Sion, en Loire-Inférieure. Comme le chasseur maudit de la ballade allemande, Dieu l’a condamné à poursuivre, à travers bois et halliers, une proie éternellement insaisissable. Quand les paysans de Sion entendent cependant la nuit un vacarme d’aboiements de chiens, de galops de chevaux et de fanfares de cors, ils se signent en disant : « Voici la chasse du marquis de Coetanfao ».
Au nom de leur frère aîné, François-Toussaint de Kerchoent, né à Morizur en 1563, et baptisé à Saint-Méen, s’attachent de meilleurs souvenirs. Il parcourut une brillante carrière militaire et se distingua particulièrement comme maréchal de camp à Ramillies, en 1706, où il mena ses escadrons contre les Impériaux en une charge terrible qui faillit enfoncer l’armée ennemie. On le releva grièvement blessé. A peine rétabli, il combattit encore à Oudenarde et Malplaquet, où il reçut une nouvelle et grave blessure ; fait lieutenant général en 1710, et chevalier d’honneur de la duchesse du Berry. Ce vaillant invalide, qui avait une épaule brisée, une main coupée, le crâne trépané, mourut en 1721 sans enfants de sa femme Françoise Bertault.
Enfin, le dernier des Kerchoent-Coetanfao, Marie-Joseph, marquis de Montoire, brigadier des armées du Roi, a survécu à tous ses frères sans réussir pas plus qu’eux à laisser postérité, de son alliance avec Félicité de Lopriac. Cependant, il y avait à Paris, vers 1850, un ancien officier démissionnaire qui se qualifiait fièrement de marquis de Kerchoent de Kergournadec’h de Coetanfao, et qui s’était attaché, pour vivre, à la personne d’Alexandre Dumas, père, à la fois commensal de sa maison, inspirateur ( ?) de ses travaux littéraires, messager de ses cartels, répondant de son honneur et témoin de ses duels. Ce singulier parasite est mort en 1863.

- A la veille de la Révolution, c’est un marchand de vin lesnevien, Jacques Guénolé DENIS qui possédait le manoir de Morizur et les exploitations qui en dépendaient, c’est-à-dire celle de Typoas, Pont-ar-C’halvez, Lescuz, Lescoat-Morizur, l’une de celles du Leïn, et Prat-Guen, soit environ 150 hectares. Né à Plouigneau en septembre 1733, Jacques Guénolé DENIS de KEREDERN épouse, à Lesneven, le 30 janvier 1760, Jeanne Charlotte ABYVEN de KEREOC, fille de René Abyven, « conseiller du Roy, bailli civil et criminel au siège royal de Lesneven », et de Michelle Jannin.
Après les décès à Lesneven de Jacques Guénolé le 29 juillet 1798 et de Jeanne Charlotte le 5 juin 1818, ce sont les deux filles Judith, née en 1767, et Mélanie Jeanne Marie, née en 1769, qui héritent des biens de leurs parents. La première a épousé, vers 1800, Charles Guillaume TROLONG DURUMAIN qui sera lieutenant-colonel de gendarmerie ; la seconde a épousé, le 18 juin 1799, François Emmanuel DENIS de TROBRIAND, officier de Marine. Celle-ci fait vendre, vers 1825, le domaine qui lui échoit : il s’agit des exploitations de Morizur – manoir et moulin – de Lescoat-Morizur et de Kermerrien, soit environ 75 hectares. L’acquéreur est Jean Isidore RADIGUET, négociant à Landerneau, fils d’Etienne, venu de Feuguerolles-sur-Orne (Calvados), à 5km au sud de Caen, où il appartenait à une famille de « laboureurs ».
En 1864, ces exploitations sont achetées par un Landivisien Guillaume LE ROUX : né le 2 janvier 1794, celui-ci est le fils de Guillaume, marchand de toiles à Landivisiau, qui fut guillotiné à Brest le 20 mai 1794, avec 25 autres administrateurs du Finistère accusés de « fédéralisme ». Poursuivant l’œuvre de son père, Guillaume Le Roux exploite à Landivisiau un atelier de tissage de lin. En 1849, sa fabrique fusionne avec d’autres de la région pour constituer la Société linière du Finistère. En entrant dans la société, G. Le Roux apportait une blanchisserie de lin et un atelier de tissage comportant 60 métiers à Landivisiau et 42 à la campagne. Il fut conseiller général vers 1855 et termina son existence au château de Brézal en Plounéventer où il mourut le 9 octobre 1868.
C’est Edouard Pierre Guillaume LE ROUX, fils de Guillaume, banquier à Morlaix, qui devient d’abord propriétaire des terres de Morizur, de Lescoat-Morizur et d’une partie de Kermerrien. Puis, à partir de 1892, ce domaine appartient à sa sœur cadette, Marie Anne : née à Landivisiau le 25 avril 1849, cette dernière épouse le 17 juin 1867, au château de Brézal, Charles Marie Pierre HUON-PENANSTER.


Le site de Morizur aujourd’hui :
En 1907, ce manoir, datant de 1505, était en ruines et les belles pierres qui le composaient servirent en 1928 à construire l’abri des pèlerins près du doyenné du Folgoët. Mais il reste quelques traces de l’ancien manoir en plus des murs de la maison forte.

Il reste surtout une grande partie du colombier.


LES PREMIERS PAYSANS AU MANOIR DE MORIZUR

- Un premier couple apparaît dans le registre des naissances : Thomas TARDY et Marie KERMARREC, de Saint-Méen, mariés le 5 janvier 1742 à Plouider, ont une fille Guillemette qui naît au manoir le 6 novembre 1742. Ils semblent être partis ensuite car ils disparaissent des registres.

- Un deuxième couple s’installe au manoir à la même époque, sans doute à la suite du premier. Bertrand KERMARREC marié le 27 novembre 1742 à Plouider à Elisabeth LANON. Bertrand, fils de Pierre et Anne Miossec, est né le 23 janvier 1710 à Runeven en Plouider comme l’ensemble de ses frères et sœurs. C’est donc lui qui est venu s’installer au manoir de Morizur : son père y décède le 25 avril 1740 ainsi que l’un de ses frères Jean (né en 1718) le 5 janvier 1741. Les 5 enfants de Bertrand et Elisabeth naissent au manoir : Guillaume (23 octobre 1743), Agnès (17 septembre 1745, décédée le 9 octobre à 3 semaines), Jeanne (26 décembre 176, décédée le 30 août 1750 à 4 ans), Agnès (11 juin 1749) et Marie (19 mars 1752).
Un frère de Bertrand, Pierre KERMARREC, né le 7 juillet 1715 à Runeven, marié le 1er février 1752 à Plouider à Marie MORIZUR, a eu un fils Guillaume, né le 27 octobre 1754 au manoir de Morizur. Il ne semble pas y être resté ensuite.
Le 13 avril 1744, Gabriel KERVELLA de Saint-Frégant trouve la mort au manoir à 50 ans : « il cherchait l’aumône ».

- Une nouvelle famille arrive dans les années 1760 : fils de François décédé le 16 juillet 1779 à Lescoat-Morizur à l’âge de 68 ans, Olivier PERAN, né le 10 octobre 1739 et décédé le 30 mai 1805 à Plouider, a épousé le 13 février 1760 à Plouider Jeanne GRALL, née le 17 février 1737 à Plounéventer et décédée le 1er juillet 1801 au manoir de Mespérennez. Leurs 7 enfants sont nés au manoir de Morizur : Marie Jeanne (10 mars 1761), Claudine (30 mars 1763), François (11 mars 1765), Catherine (9 mai 1767), Jeanne (17 février 1770, mariée à Goulven Vézo et décédée le 29 avril 1821 au moulin de Morizur), Renée (5 août 1772) et Marie Françoise (26 février 1776). Le 3 avril 1765, Louise FLOCH, fille d’Alain et Marie Courtois, naît au manoir : son « père faisant des sabots à Morizur ».
Leur fils François PERAN, décédé le 15 avril 1831 à Morizur à l’âge de 67 ans, a épousé vers 1797 Marguerite ROSEC, née le 22 mai 1774 à Plounéventer et décédée le 3 mars 1831 à Morizur. Ils ont une fille Françoise, née le 25 juillet 1798 au manoir de Morizur.
Leur fille Claudine a épousé le 21 février 1791 à Saint-Méen Jacques Marie ABGRALL, veuf de Marie Le Roy. Ils s’installent sans doute à Bodilis où naît leur fille Jeanne en 1793. Claudine meurt à Landivisiau le 7 juillet 1830.
Jeanne ABGRALL épouse le 14 février 1821 à Landivisiau Gabriel KERBOUL, né le 14 juillet 1786 à La Flèche en Plouider et décédé le 2 novembre 1847 à Morizur. Leurs premiers enfants naissent à Landivisiau, comme Jacques (1821) et Marie-Louise (1829). En revanche, leur fille Anne naît à Morizur le 5 janvier 1835. Le couple serait donc venu s’installer au manoir de Morizur entre 1830 et 1835.
Leur fils Jacques KERBOUL, né le 27 novembre 1821 à Landivisiau, épouse le 7 février 1844 à Plounéventer Anne CANN, née le 31 mars 1824 à Plounéventer. Leurs 9 enfants naissent à Morizur : Jeanne (13 juin 1845), Gabriel (13 juin 1848), Ambroisine (7 mai 1850, mariée à Olivier Morizur), Marguerite (13 septembre 1852), Paul (17 mai 1854), Renée (9 avril 1856), Marie Yvonne (8 juin 1858), Jean Marie (7 mai 1860) et Marie Françoise (22 février 1862) (pour Marie Yvonne, le registre précise « manoir de Morizur »).


Sources :
. Henri du CLEUZIOU, Le pays de Léon, La Découvrance, Rennes, 1998 (édition originale, 1886).
. Louis LE GUENNEC, Nos vieux manoirs à Légendes, La Découvrance, Rennes, 1995 (édition originale, 1936).
. Louis ELEGOET, Saint-Méen, vie et déclin d’une civilisation paroissiale dans le Bas-Léon, Anthropos, Paris, 1981.
. B.S.A.F.
. La Dépêche de Brest et de l’Ouest


Forum
Répondre à cet article

Dans la même rubrique



pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs puce

RSS

2009-2018 © memoire de Plouider - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.78
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2 Hébergeur : infini.fr