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L’ouverture de l’école communale des filles (1867)
Article mis en ligne le 25 avril 2018

par GAC Yvon
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Le projet d’école des filles

L’école communale des garçons de Plouider avait été créée en 1839 mais, en 1867, le conseil municipal n’avait pas encore réussi à lui faire construire un bâtiment.
Dès 1860, le conseil exprime le souhait d’ouvrir également une école des filles. En 1861, il décide de construire « une maison de charité comprenant une école de filles et une pharmacie pour les pauvres et une habitation pour les religieuses ». Le conseil prévoit que deux religieuses feront la classe aux élèves et que la troisième « visitera les malades et leur portera des soins qui manquent complètement aux malades pauvres de la commune qui souvent meurent faute de soins ».
Le bâtiment est construit en 1862/1863 mais il est alors occupé par l’école des garçons qui n’avait toujours pas de local convenable. En 1867, Ambroise GAC qui avait ouvert une école libre de garçons à Pont-du-Châtel, est nommé instituteur public pour la commune et le conseil municipal décide de transférer l’école communale à Pont-du-Châtel en attendant l’acquisition de la maison d’école des garçons du bourg en 1869. Le recteur Pierre avait fait construire un bâtiment où il pensait installer une école libre de garçons dirigée par les frères de Lamennais. Mais ce projet n’ayant pas abouti, il propose de le vendre à la mairie pour en faire l’école communale des garçons et il le permet l’ouverture le temps que le conseil puisse financer l’opération.
C’est donc en 1867 que les religieuses de la Congrégation des « Filles de la Sagesse » arrivent à Plouider, le conseil municipal ayant décidé en août de « restituer à sa destination la maison bâtie pour l’école des filles  ».


Présentation par les religieuses de Notre Dame de la Sagesse

Situation de la Maison de Plouider
En juillet 1867, M. le Maire et M. le Recteur de Plouider, munis de l’agrément de M. le Sous-Préfet de Brest, priaient nos Supérieurs de leur accorder trois Filles de la Sagesse dont deux pour l’instruction des petites filles et la 3ème pour la visite des malades.
D’après les vives instances de ces Messieurs, et dans le dessein de contribuer à la gloire de Dieu au milieu de cette bonne population, le Conseil de la Congrégation se rendit aux vœux du pieux Recteur, principal instrument de la Providence dans la fondation de cette œuvre.

Traité – Un traité fut donc conclu le 21 novembre 1867 entre M. le Maire et les Supérieurs Généraux.
- Les sœurs sont logées, meublées, au compte de la Commune qui leur fournit aussi le gros linge ; elles reçoivent :
1°) un traitement annuel de 400 F.
2°) la rétribution scolaire dont le taux est fixé à 1 F. et à 1F50 par mois
3°) le profit des fournitures classiques
4°) les petites recettes de la pharmacie et le produit du jardin.
- La petite pharmacie a été fondée et est entretenue aux frais de la Commune, à l’aide de dons faits à l’Etablissement et de subventions du Département.
- Les conditions arrêtées, la Sœur Saint Bénizi fut envoyée à Plouider comme Supérieure, Sœur Saint Emilianus pour la classe et la Maison de Kerlouan prêta la Sœur Aimée de Saint Yves en attendant que nos Supérieurs fussent en mesure d’envoyer une sœur pharmacienne. La Sœur Saint Géronce, pharmacienne, arriva le 31 décembre compléter le personnel de la petite communauté et la Sœur Aimée de Saint Yves retourna à Kerlouan. Mais l’année suivante, les Sœurs se trouvant trop surchargées, nos Supérieurs envoyèrent, au mois de Juillet la Sœur Florent converse pour le ménage. Deux ans après, en juin 1869, une 5ème sœur arrivait à Plouider pour décharger la Supérieure de la seconde classe.
- La maison, appropriée à ces œuvres, est située sur une hauteur à 60 mètres environ de l’Eglise, et ayant vue sur la mer, au nord. Elle est entourée d’une cour et d’un jardin, le tout d’une superficie de 58 ares et se compose de 8 appartements distribués, selon les besoins de l’Etablissement, en classes, pharmacie, et dortoirs et réfectoires pour les Sœurs et les enfants dites chambrières, c’est-à-dire hébergées par les sœurs pendant une partie de l’année. Les enfants ont une grande cours sablée et une autre petite cour d’entrée. Les sœurs ont un jardin. La maison est petite. 2 classes, une au rez-de-chaussée et l’autre au-dessus, un réfectoire pour les enfants et un pour les sœurs ; au-dessus de celui des sœurs, il y a une petite chambre qui sert d’Oratoire. Il y a deux dortoirs pour les sœurs et, dans la mansarde, 2 grands dortoirs pour les enfants, séparés par un vestiaire. Il y a un petit appartement au premier étage qui sert de pharmacie.


- Les réparations nécessaires à la maison et la construction du mur de clôture furent en grande partie soldées par M. le Recteur qui, aidé de ses deux Vicaires, mit le plus grand zèle pour activer les travaux et procurer aux Sœurs un logement convenable.


Ouverture des classes

« La maison de Plouider a été commencée le 3 septembre 1867 par la chère sœur Saint-Benizi, supérieure de ladite maison, et employée à la seconde classe. Sœur Saint-Emilianus avait la première classe et sœur Aimée de Saint-Yves la pharmacie.
Le jour suivant, 4 septembre, à 8 heures, Monsieur Pierre, Recteur de Plouider, a chanté le Veni Creator et chanté la sainte Messe pour les enfants ; puis il a donné la bénédiction du Saint-Sacrement. Après la cérémonie, les enfants, accompagnées de leurs parents, se sont rendues en rangs dans une des classes. Il y avait 51 petites filles, dont 6 ou 7 seulement commençaient à comprendre le français. Ce même jour, une élève de Kernouès est entrée chambrière.
Ce fut le 3 décembre 1867 qu’elles en prirent possession, et le lendemain, elles ouvraient leurs classes avec 51 petites filles, conduites par les parents.
Au mois de mars, il y avait 64 élèves et au mois de mai 70.


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