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LA GUERRE DE 1914-1918 : les victimes
Article mis en ligne le 11 mars 2011
dernière modification le 23 août 2015

par GAC Yvon
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Le monument au mort de Plouider comporte 104 noms de victimes pour la Première Guerre Mondiale. Nous avons pu retrouver les fiches de 93 soldats ou marins ; pour 11 autres, nous n’avons pas retrouvé la date de décès. Mais dans son livre "Plouider - Mémoire des victimes des guerres du XXème siècle", M. Yves BOSSARD a identifié 108 victimes, avec une seule date de décès inconnue. L’addition des différentes sources permet de continuer à enrichir l’article.

- Les années de décès  :

  • 1914 = 18 victimes (17,0 %)
  • 1915 = 24 victimes (22,0 %)
  • 1916 = 23 victimes (21,5 %)
  • 1917 = 17 victimes (16,0 %)
  • 1918 = 23 victimes (21,5 %)
  • 1919 = 02 victimes (02,0 %) - suites de maladies contractées en service.

- L’âge au décès  :

  • 20 ans et moins = 21 victimes (19,6 %)
  • entre 21 et 24 ans = 37 victimes (34,5 %)
  • entre 25 et 30 ans = 23 victimes (21,5 %)
  • plus de 30 ans = 26 victimes (24,3 %)

- Causes du décès  :

  • tués à l’ennemi = 51 victimes (55,0 %)
  • suites de blessures de guerre = 18 victimes (19,5 %)
  • maladie contractée au front = 11 victimes (12,0 %)
  • disparus au combat = 07 victimes (07,5 %)
  • morts en captivité = 04 victimes (04,0 %)
  • marins morts en mer = 02 victimes (02,0 %)

Les principales maladies signalées sont la pneumonie, la congestion pulmonaire, la grippe infectieuse, la tuberculose, la dysenterie aiguë,...

Les corps d'armée

Les Plouidérois sont presque tous dans l’armée de terre : la plupart soldats de 2ème classe, trois 1ère classe, un sergent et deux caporaux. Les marins sont quartier maître chauffeur (3) et apprenti-marin (1). Un soldat fait partie du 2ème groupe d’aviation.

Plus des deux tiers sont dans des régiments d’infanterie (63), les autres se répartissent entre divers régiments : régiments de l’infanterie coloniale (5), régiment colonial du Maroc (2), régiments mixtes de zouaves et tirailleurs (2) et un régiment de zouaves de marche. On trouve aussi des canonniers et des pointeurs dans des régiments d’artillerie à pied (6) et d’artillerie lourde (2). Les derniers sont incorporés dans un bataillon de chasseurs à pied (2), un régiment de marche de tirailleurs (1), un régiment de dragons (1), un régiment de cuirassiers à pied (2) et un escadron du train (1).

Les quatre marins étaient embarqués (2) ou au dépôt à Brest (2).

  • Jean FAVE de Kermabon (27 ans), fils de Hervé et Annette Jaouanc, est mort "en mer" des suites d’une dysenterie aiguë à bord du "Suffren", au mouillage à Moudros (Mer Egée) lors des opérations des Dardanelles, pas de tombe identifiée ;
  • Jean François JEFFROY, de Coatiguinou (27 ans) , fils de Jean François et Catherine Guéguen, habitant à Pont-du-Châtel, est disparu en mer lors de l’explosion de son bâtiment le contre-torpilleur le "Dague" le 24 février 1915, aux abords d’Antivari (mer Adriatique) ;

les deux autres étaient rattachés au dépôt de Brest et meurent à l’hôpital maritime de Brest :

  • Vincent Marie MORVAN (18 ans), fils de Joseph et Marie Jeanne Sparfel, habitant à Kérénoc, matelot de la Marine Nationale, au dépôt , meurt le 18 septembre 1918 à 18 ans d’une grippe infectieuse, inhumé à Plouider.
  • Jean-Louis RAMONET meurt en 1919 à 36 ans d’une pneumonie grippale.

L'année 1914

Le 4 août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique et le Luxembourg. Le 21 août, la IVè armée française passe la frontière belge et dès l’aube du 22 août, les corps d’armée française se heurtent en une série de batailles simultanées et violentes à la 4ème armée allemande. Le terrain de bataille, les Ardennes belges, de Givet à Virton, est très accidenté (plateaux, forêts, vallées,…), à 10 km de la frontière française et 25 km du Grand Duché de Luxembourg.

  • Michel CARAES, de Lestevennoc (23 ans), fils de François et Marie Larvor est tué à Virton le 22 août lors d’une offensive allemande, porté disparu, pas de tombe identifiée.

Le même jour, trois autres Plouidérois trouvent la mort à la bataille de Maissin qui fut très meurtrière :

  • Sezny MILIN, de Kerguaoc (23 ans), fils de Nicolas et Marie Jeanne Quiec, habitant à Lescoat, porté disparu le 22 août, pas de tombe identifiée
  • Yves PEDEN, originaire de Plounevez-Lochrist (23 ans), de Kerennoc, fils de Yves et de Marie Anne Philip, porté disparu le 22 août, pas de tombe identifiée ;
  • Jean-François RONVEL, de Kerdivès (26 ans), fils de Joseph et Marie Le Menn, porté disparu le 22 août, pas de tombe identifiée.
  • Paul LE GALL, de Kerbiquet (22 ans), fils de Gabriel et Marie Nédélec, porté disparu le 22 août, pas de tombe identifié.

A la fin du mois d’août, commence la bataille de l’Oise et à la fin de septembre, le front se fixe sur un axe Lassigny – Ribécourt – Bailly – Tracy-le-Mont – Autrèches : le 23 septembre,

  • Guillaume CARADEC, originaire du Folgoët (34 ans), fils de Jean Marie et Catherine Prigent, marié avec Marie Françoise Bénéat, habitant à Roudoushir, est tué à Autrèches, porté disparu, inhumé dans la nécropole de TRACY-LE-MONT (Oise).
  • Joseph BERGOT, de Bellelouis (21 ans), fils de François et Anne Ollvier, est tué le 13 octobre à Bailly, inhumé dans la nécropole de NOYON (Oise).

En septembre - octobre, lors de la 1ère bataille de l’Aisne, le 219ème RI occupe un secteur de tranchées à cheval sur la route de Moulin-sous-Touvent où meurt

  • Yves François LE REST, originaire de Kernouès (26 ans), fils de Vincent et Marie Yvonne Marrec, habitant Pont-du-Châtel, le 8 octobre, inhumé dans la nécropole de TRACY-LE-MONT, tandis que
  • Jean Yves CHARLES, de Goaslas (25 ans), fils de Alain et Marie Hélène Pichon, habitant à Pont-du-Châtel meurt le 10 novembre à l’hôpital auxiliaire d’Hirson (Aisne) des suites de ses blessures et de la fièvre typhoïde, inhumé dans la nécropole nationale de COMPIEGNE.

En septembre – octobre, les combats dans la Somme entraîne d’autres décès de Plouidérois :

  • François PATINEC, de Kersantic (20 ans), fils de François et Anne Le Han, meurt à Belloy-en-Santerre le 4 septembre, tué à l’ennemi ;
  • Guillaume MONOT, de Kerbiquet (21 ans), fils de Guillaume et Anne Le Rest, est tué à Authuile le 6 octobre lors d’une contre-attaque française après une offensive allemande, présumé reposer en ossuaire. Pendant ces dures journées de combat, le 69ème RI a réussi à enlever à l’ennemi des points importants de terrain mais les pertes en vie humaine sont importantes.

Le 9 septembre, lors de la bataille de la Marne :

  • Jean François LAOT, de Runeven (24 ans), fils de Jean et Marie Larvor, est tué à la bataille des Maris de Saint Gond à Lenharrrée (Marne), porté disparu, pas de tombe identifiée.

Le 17 octobre,

  • François SPARFEL, de Goaslas (24 ans), fils de Jean Marie et Anne Le Bohan, trouve la mort à Bernicourt (Meurthe-et-Moselle) lors de la bataille de l’Yser, décédé des suites de blessures occasionnées par des éclat d’obus allemand, inhumé dans la nécropole nationale de MONTAUVILLE (Meurthe-et-Moselle).

A la fin de l’année 1914, l’armée française reprend l’offensive en Artois, en Champagne et en Argonne. Des offensives secondaires ont lieu dans les Flandres et dans la Somme, dans le but de fixer l’adversaire à l’écart de l’offensive principale. Le 17 décembre, le 19ème RI avance dans le secteur d’Ovillers et La Boisselle sous un feu d’artillerie intense. Le cimetière de La Boisselle est le lieu de décès de

  • Joseph CESSOU, de Kerleven Vian (22 ans), fils de François et Françoise Ramounet, présumé reposer en ossuaire,
  • Yves MERCIER, originaire de TREFLEZ (26 ans), fils de Yves et Anne Le Goff, habitant à Créac’h Salaün, porté disparu, présumé reposer en ossuaire.

En fin d’année 1914, des décès à l’hôpital :

  • Jean Yves PARC, de Kerguelen (32 ans), fils de Yves et de Marie Louise Monot, habitant le Carpont, gravement blessé en septembre, décède, antérieurement à fin décembre, à l’hôpital du camp retranché de Maubeuge (Nord) de suites de ses blessures de guerre, inhumé dans l’ossuaire n° 1 de la nécropole nationale d’ASSEVENT (Nord).
  • Joseph CROGUENNEC, de Goaslas (27 ans), fils de Pierre et Marie Jeanne Guenegan, habitant au bourg, du 1er Régiment colonial du Maroc, était mort le 12 octobre à l’hôpital militaire de Béziers (Hérault) des suites de blessures de guerre, inhumé dans le cimetière neuf de BEZIERS.

Deux derniers décès restent à signaler pour l’année 1914 :

  • Jean Louis FAVE, de Kermabon (20 ans), fils de Jean Marie et Marie Hamon, habitant au bourg, est porté disparu dans les environs de Sainte Marie à Py. Ill n’a pas d’acte de décès à Plouider, ni de tombe identifiée.
  • François GUYOT, originaire de Plounévez-Lochrist, fils de Yves et Maride Bodilis (22 ans), ne figure pas sur le monument aux morts mais a un acte de décès en mairie de Plouider. Il est décédé le 9 septembre à l’hôpital de Compiègne (Oise), inhumé dans la nécropole nationale de COMPIEGNE.

L'année 1915

En janvier, les 19ème et 118ème RI sont toujours stationnés dans les tranchées du secteur de La Boisselle (Somme) où deux Plouidérois ont trouvé la mort en décembre 1914. Lors d’une nouvelle offensive, lancée le 10 janvier contre les lignes allemandes,

  • François BODENNEC, de Dourmap (20 ans), fils de Michel et Anne Abalea, y trouve également la mort le 10 janvier, inhumé : restitué à sa famille.
    Puis, c’est le tour de
  • Louis BIAN, de Pen-ar-Créac’h (24 ans), fils de Jean et Marie Yvonne Bihan, le 16 février 1915 dans le même secteur, présumé reposer en ossuaire.
  • Gabriel CORRE, de Kerailis (19 ans), fils de Jérôme et Anne Caradec, meurt le 5 avril suivant à l’hôpital Sainte-Famille d’Amiens (Somme) des suites de blessures de guerre ; il était incorporé dans le 118ème RI comme François Bdennec.

Le régiment en première ligne est relevé de nuit, en principe, au bout de 6 jours, par le régiment de réserve. Lorsqu’il est en première ligne, le régiment place ses compagnies dans les tranchées ou en soutien. Les hommes des compagnies affectées aux tranchées sont repartis ainsi : un quart de garde dans la tranchée, un quart de piquet (prêt à marcher en cas d’alerte), un quart de repos, un quart au travail (perfectionnement et entretien des tranchées et boyaux de première ligne). Les compagnies mises en soutien ont : un tiers de piquet, un tiers au travail, un tiers de l’effectif au repos.

Lorsqu’il est de réserve, le régiment se voit accorder deux jours de repos pendant lesquels seront effectués les soins de propreté corporelle ainsi que l’entretien et la réparation des effets d’habillement. Au bout de ces deux jours, le régiment est divisé en deux, une partie des hommes est affectée aux travaux et entretien des tranchées et boyaux de deuxième ligne, l’autre est de piquet et, outre des marches et manœuvres d’entraînement, elle reçoit une formation théorique sur la discipline et l’instruction militaire.

En Champagne, le général de Langle organise, en février et mars, le front sur environ 8 km, dans la zone du fortin de Beauséjour et de Mesnil-lez-Hurlus pour essayer de provoquer la rupture totale des lignes allemandes. Malheureusement le dégel qui, à plusieurs reprises, succède à une température très basse, détériore tranchées et boyaux, et rend la plupart des routes impraticables. D’autre part, les Allemands se montrent vigilants et même agressifs.

  • Laurent ROUE, du Leuré (32 ans), fils de Sébastien et Anne Ségalen, est tué le 24 février à Beauséjour (Marne), pas de tombe identifiée ;
  • Christophe LE GALL, de Kergoff Vian (24 ans), fils de Goulven et Marie Roudaut, habitant Keradraon, est tué le 7 mars à Minaucourt Le Mesnil-les-Hurlus (Marne), pas de tombe identifiée ;
  • Jean Marie BERVAS, né en 1894 à (?), fils de Yves et Jeanne Carriou, habitant à Kerguelen, est décédé le 12 mars aux tranchées devant Binarville (Marne) d’une ballel à la tempe droite, inhumé dans la nécropole nationale de SAINT-THOMAS-EN-ARGONNE (Marne) ;
  • Jean Marie POTIN, de Kerbiquet (23 ans),fils de François Marie et Marie Berrou, meurt le 25 mai à l’hôpital de Sainte-Ménéhould (Marne) des suites de ses blessures de guerre.

Lors des combats de l’Argonne en juin-juillet,

  • François KERDONCUFF, originaire d’Irvillac (32 ans), fils de Guillaume et marie Couloigner, marié à Jeanne Huguen de Plouider, habitant à Kerdivez, meurt le 26 juillet à Arc-en-Barrois (Haute-Marne) des suites de blessures de guerre.
    Les combats continuent dans la forêt d’Argonne en septembre-octobre et le 8 septembre, trois Plouidérois y trouvent la mort le même jour :
  • Samuel PENGAM, originaire de Ploudaniel (23 ans), fils de Jean Vincent et Marie Grall, habitant à Lesfretin, est déclaré disparu au combat à Vienne-le-Château (Marne), pas de tombe identifiée ;
  • Jean PICHON, de Trégoarant (20 ans),fils de Goulven et Marie Lossouarn, est tué au combat également à Vienne-le-Château (Marne), inhumé dans la nécropole nationale de Saint Thomas en ARGONNE ;
  • Jean-Louis POSTEC, du Pont-du-Châtel (20 ans), fils de Louis et Marie Larvor, est tué à Four-de-Paris (Marne) le même jour, pas de tombe identifiée.

Dans le Nord, le calme règne en mars et avril sur cette partie du théâtre de la guerre, avec une activité militaire limitée à des échanges d’artillerie. Mais, à la fin du mois d’avril, commencent les premières attaques allemandes aux gaz dans la région d’Ypres.

  • Yves PREMEL-CABIC, de Keradennec (22 ans), fils de Jean Marie et Marie Potin, disparaît au combat le 9 mai à Bailleul (Pas-de-Calais), présumé reposer en ossuaire ;
  • Raphaël ROUDAUT, de Dourmap (22 ans), fils de Gabriel et Yvonne Caradec, est porté disparu également le 9 mai à Bailleul (Pas-de-Calais), présumé reposer en ossuaire ;

L’Yonne abrite un certain nombre d’hôpitaux en arrière du front et notamment l’hôpital auxiliaire n°9 à Avallon où décède le 26 août 1915

  • Yves ABIVEN, de Kerdivès (21 ans), fils de Jean et Françoise Sénant, des suites d’une blessure par balle à la cuisse droite, compliquée d’une congestion pleuro-pulmonaire, inhumé dans le carré militaire d’AVALLON (Yonne).

Une nouvelle bataille de Champagne s’engage à la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre, un essai vite abandonné de retour à la guerre de mouvement mais aboutissant à une libération relativement importante de territoire français. Plusieurs Plouidérois périssent lors de cette bataille, notamment à Tahure :

  • Jean-François BEYOU, de Trégoarant (25 ans), fils de Hervé et Marie Françoise Rozec, est tué le 26 septembre, pas de tombe identifiée ;
  • Jean PAUGAM, de Runeven (37 ans), fils de François et Marie Yvonne Riou, habitant au Mouster, est tué le 29 septembre par un éclat d’obus, inhumé dans la nécropole nationale de SUIPPES-VILLE (Marne) ;
  • Goulven POUMELLEC, de Pors Bras (23 ans), fils de Yves et Marie Lagadec, habitant à Runeven, est tué d’une balle le 6 octobre, inhumé dans la nécropole nationale de MONT-FRENET, LA CHEPPE (Marne) ;
  • Jean-Marie GAC, de Trégoarant (19 ans), fils de Corentin et Catherine Parc, est porté disparu le 9 octobre, pas de tombe identifiée ;
  • Ambroise BEYER, de Kerivin (19 ans), fils de Sébastien et Marie Françoise Parc, est tué à l’ennemi par un éclat d’obus le 29 septembre à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne), inhumé dans la nécropole nationale de JONCHERY-SUR-SUIPPES (Marne) ;
  • René MASSON, originaire de Plounévez-Lochrist (34 ans), fils de Michel et Marie Le Guen, est tué au Bois du Paon, près de Tahure le 6 octobre, pas de tombe identifiée.
  • Christophe LE BARS, originaire de Kerlouan (27 ans), fils de Guillaume et Marie Breton, époux de Marie Abiven, habitant à Guengamprou, est tué à Aubérive le 6 octobre également, pas de tombe identifiée.
  • Jean ABILY, de Goaslas (37 ans), fils d’alain et Marie Jeanne Billon, meurt le 20 octobre des suites de blessures de guerre à Bras sur Meuse, canton de Charny (Meuse) dans l’ambulance n° 3, inhumé dans la nécropole nationale de BRAS sur MEUSE.

Décès hors du front :

  • Alain LE STANG, de Pont-du-Chätel (29 ans), fils de Jean François et Anne Madec, est décédé à l’hôpital temporaire n° 12 à BREST le 28 mai, pas de tombe identifiée.

L'année 1916

L’année 1916 est dominée par la bataille de Verdun, pendant dix mois de février à décembre, et la bataille de la Somme, de juillet à novembre. Ces deux batailles furent très meurtrières.

Les premier morts plouidérois de l’année sont :

  • Gabriel LE BRIS, originaire du Folgoët (23 ans), fils de Jean Marie et Marie Gac, habitant à Corfa, est mort le 7 février des suites de blessures reçues sur le champ de bataille à Caix, canton de Rosières (Somme), inhumé dans le carré militaire du cimetière communal de CAIX ;
  • Jean François GUEGUEN, de Lescoat Morizur (33 ans), fils de François et Marie Tanné, époux de Jeanne Guillerm, habitant à Runeven, est mort le 15 mars de suites de blessures de guerre à Les Monthairons (Meuse), au sud de Verdun, inhumé au cimetière national LES MONTHAIRONS, puis restitué à sa famille en octobre 1959. Il ne figure pas sur le monument au mort de Plouider, son acte de décès a été transmis à Loc Eguiner ;
  • Yves BIHAN-POUDEC, de Berzerel (27 ans), fils de Jean et Françoise L’Her, habitant à Lestourduff, est tué le 19 mars dans les tranchées de Vingré, à Nouvron (Aisne), inhumé dans la nécropole nationale d’AMBLENY (Aisne) ;
  • Jean Marie ROUE, originaire de Plounévez-Lochrist (20 ans), fils de François et Marie Quéré, habitant à Kerilien, est tué le 6 avril à Haucourt- Berthincourt (Meuse), pas de tombe identifiée ;
  • Gabriel Jean Marie CORRE, de Kerailis (21 ans), fils de Jérôme et Anne Caradec, est décédé à l’hôpital d’Amiens (Somme), esplanade Noyon, présumé reposer en ossuaire ;

A partir du mois de juin, les victimes de la bataille de Verdun se multiplient.

  • Jean Louis ABIVEN, originaire de Guissény (30 ans), fils de Jean et Marie Jeanne Le Roy, époux de Marie Angèle Le Bars, habitant à Toranéac’h, est tué le 1er juin au fort de Vaux à Fleury-Douaumont (Meuse), mort des suites de ses blessures par réclats d’obus sur le champ de bataille, inhumé aux Quatre Cheminées, pas de tombe identifiée ;
  • Jean Louis SIMON, de Lescoat-Morizur (21 ans), fils de Yves et Marie Yvonne Mesmeur, meurt le 3 juin à Damloup-Vaux près de Verdun (Meuse) des suites de blessures de guerre au côté par un éclat d’obus, inhumé dans la nécropole nationale de DOUAUMONT ;
  • Jean Marie LE STANG, originaire de Kernouès (40 ans), fils de Yves et Anne Minor, époux de Marie Yvonne Premel Cabic, habitant à Goarivin, est tué le 8 juin au combat du Fort de Vaux des suites des blessures par éclats d’obus reçus sur le champ de bataille à Fleury (Meuse), pas de tombe identifiée ;
  • Jean Yves OLLIVIER, originaire de Saint-Méen (21 ans), fils de Yves et Marie Siohan, habitant à Lein, est tué le 18 juin à Chattancourt (Meuse), pas de tombe identifiée ;
  • Gabriel LE REST, originaire du Folgoët (23 ans), meurt le 7 juillet à Taix (Meuse) dans l’ambulance n°1 des suites de blessures de guerre ;
  • Eucher BODENNEC, originaire de Kernouès (20 ans), fils de Michel et Marie Le Bihan, habitant à Guélétré, est porté disparu le 11 juillet à Fleury (Meuse), inhumé dans la nécropole nationale de DOUAUMONT ;
  • François AFFRET, de Créac’h Cunval (36 ans), fils de Yves et Radegonde Tanné, disparaît le 9 août en avant du Fort de Vaux (Meuse), pas de tombe identifiée ;
  • Gabriel GUILLERM, de Coatidrun (23 ans), fils de Jean et Scholastique Marie Stéphan, est tué le 11 août dans le secteur de Thiaumont, à la bataille de Fleury devant Douaumont (Meuse), inhumé dans la nécropole de Glorieux à VERDUN ;
  • Tanguy PRIGENT, de Dourmap (21 ans), fils de Jean Marie et Marie Gac, habitant à Creyen, est porté disparu le 17 août dans le secteur de Verdun (Meuse), inhumé dans la nécropole nationale de DOUAUMONT ;
  • Goulven CORRE, de Keraïlis (21 ans), fils de Jérôme et Anne Caradec, est tué à l’ennemi le 29 octobre au ravin de la fausse côte près de Douaumont (Meuse), pas de tombe identifiée ;
  • François GUENEGAN, originaire de Plounévez-Trez (20 ans), meurt à l’hôpital temporaire de Vadelincourt (Meuse) le 3 décembre.

A partir du mois de juillet, commence la bataille de la Somme :

  • Jean Louis STEPHAN, de Toulran (38 ans), fils de Yves et Françoise Déniel, époux de Marie François Ollivier, habitant à Mein Vor, est tué le 17 juillet par un éclat d’obus à Biaches, au nord-est d’Arras (Somme), présumé reposer en ossuaire ;
  • Jean Louis ROUDAUT, de Lescoat-Morizur (22 ans),fils de Jean Marie et Jeanne Aline Guén, habitant à Léin, meurt le 28 août à Estrées (Somme), inhumé dans la nécropole de DOMPIERRE-BECQUINCOURT ;
  • François Marie PATINEC, de Kersantic (22 ans), fils de François et Anne Le Han, habitant au bourg, est décédé le 4 septembre à Belloy en Santerre (Somme), inhumé et restitué à sa famille le 12 novembre 1921 ;
  • Sezny BRAMOULLE, originaire du Curnic à Guissény (21 ans), fils de Sezny et Marie Yvonne Bihannic, habitant à Menglazou, disparaît le 8 septembre au combat de Le Forest (Somme), pas de tombe identifiée .
  • Jean-Louis LE ROUX, de Morizur (37 ans), fils de Jean et Françoise Salaun, est décédé le 9 septembre dans l’ambulance 15/16 à Moreuil-Lespignoy (Somme), suite à des blessures de guerre, inhumé dans la nécropole nationale de MONT-DIDIER.

Deux Plouidérois trouvent encore la mort en 1916 sur d’autres fronts :

  • Paul LE GOFF, originaire de Plounévez-Lochrist (19 ans) est tué le 4 septembre au col de Breitfirst, secteur du Haut-Rhin en Alsace, par suite de blessures de guerre au lieu dit Mamelon, inhumé dans la nécropole nationale du Chêne Millet à METZERAL (Haut-Rhin) ;
  • François SIMON, de Kerséhen (41 ans), fils de François et François Coat, veuf de Marie Renée Tréguer, habitant à Kerséhen, meurt le 7 septembre à l’hôpital du Havre (Seine-Maritime), pas de tombe identifiée.

Deux Plouidérois sont morts en Bretagne :

  • François Marie PENARGUEAR, de Bellelouis (19 ans), fils de Yves et Jeanne Langonné, est décédé le 31 mai à l’hôpital de Sainte-Anne d’AURAY (Morbihan), inhumé dans la tombe collective 14 au cimetière communal de PLUNERET (Morbihan).
  • Maurice ROUE, de Mespérennès (26 ans), fils de Jean Marie et Marie Yvonne Favé, est décédé le 14 octobre à son domicile à Plouider, inhumé à Plouider.

L'année 1917

Les premiers morts de Plouider en cette année 1917 sont

  • Jean François ROUDAUT, de Dourmap (21 ans), fils de Gabriel et Yvonne Caradec, décède le 17 février à l’hôpital temporaire n° 32 bis de Rosendael dans le Nord ; ses restes reposent sans doute dans l’ossuaire de la nécropole nationale de DUNKERQUE (Nord) ;
  • Jean Michel LE ROY, de Kerouriou (20 ans), fils de Guillaume et Marie Inizan, est tué le 23 mars à Saint-Paul-au-Bois, à Manicamp (Aisne), inhumé dans la nécropole de CHAMPS (Aisne) ;
  • Yves Marie RIOU, de Kerdives (21 ans), fils de Yves Marie et Marie Anne Salou, habitant à Brondusval, meurt le 5 avril à son domicile à Plouider des suites d’une maladie contractée au front, en congé de convalescence, inhumé à Plouider ;
  • Sébastien BODENNEC, originaire de Kernouès (37 ans), fils de Michel et Marie Le BIhan, habitant à Guélétré, meurt le 28 mai en captivité à Minden-Rez-Laz, Uma en Allemagne (ex-Prusse), inhumé au cimetière de MINDEN ;

En Champagne, depuis la mi-avril, le Mont Cornillet est l’objet de bombardements et d’assauts incessants qui ont coûté la vie à des milliers de fantassins français ; la conquête de ce mont (209 m.) doit permettre de venir à bout des défenses ennemies installées dans les moindres replis du massif.

  • Goulven BODENNEC, de Dourmap (20 ans), fils Sébastien et Marguerite Aballea, habitant à Lestourduff, y trouve la mort le 4 mai, pas de tombe identifiée ;
  • Christophe AUDREZET, du Zéas (21 ans), fils de Marie Yvonne Audrezet, est mort le 1er mai sur le champ de bataille à Nauroy (Marne), inhumé dans la nécropole nationale de SEPT-SAULX ;
  • Jean Louis OLLIVIER, originaire de Goulven (22 ans), fils de Michel et Anne Piriou, habitant à Lestevennoc, est tué le 1er mai à Nauroy (Marne), près du Mont Cornillet, inhumé dans la nécropole de SEPT-SAULX (Marne) ;
  • Urbain ROUE, originaire de Tréflez (43 ans), fils de Sébastien et Anne Ségalen, habitant à Leuré, est tué le 2 mai par des éclats d’obus à Wez, Villa Champagne (Marne), pas de tombe identifiée ;
  • Yves PHELEP, de Gueletquear (20 ans), fils de Jean Marie et Anne Boulch, meurt le 21 mai dans l’ambulance 10/13, hôpital d’évacuation à Bussy-le-Château (Marne) des suites de blessures de guerre, inhumé dans la nécropole nationale de JONCHERY sur SUIPPES (Marne) ;
  • Paul PINVIDIC, originaire de Goulven (20 ans), fils de Paul et Marguerite Le Menn, habitant à Kerbiquet, est tué le 25 juin à Aubérive (Marne), inhumé au cimetière 11 bis de JONCHERY ;

La bataille du « Chemin des Dames » ou Seconde bataille de l’Aisne commence le 16 avril par une tentative de rupture du front allemand entre Reims et Laon, sous les ordres du général Nivelle qui s’entête à poursuivre l’attaque pendant un mois au prix de pertes humaines considérables avant d’être limogé le 15 mai et remplacé par Pétain.

  • François LE REST, originaire de Kernouès (32 ans), fils de Vincent et Marie Marrec, époux de Marie Yvonne Sparfel, habitant à Goaslas, est tué dès le premier jour de l’attaque le16 avril au Mont Sapigneul (Marne), pas de tombe identifiée ;
  • Goulven MILIN, de Kerguaoc (29 ans), fils de Nicolas et Marie-Jeanne Quiec, habitant à Lescoat, est tué le 29 avril à Hurtebise, une ferme près de Craonne, située sur le bord du Chemin des Dames, dans la commune de Vauclerc, pas de tombe identifiée ;
  • Pierre CORRE, du Zéas (20 ans), fils de François et Marie-Yvonne Abiven, est tué le 5 mai au Chemin des Dames, à Braye-en-Laonnais (Aisne), pas de tombe identifiée.

Un Plouidérois est victime en Belgique :

  • Guillaume PINVIDIC, originaire de Goulven (28 ans), fils de Paul et Marguerite Le Menn, époux de Jeanne Louise Le Mestre, habitant à Ploudaniel, est tué le 3 août à la position de batterie par de multiples éclats d’obus à Reninghe en Belgique, pas de tombe identifiée.

Les combats continuent aussi dans la zone de Verdun :

  • Joseph FAVE, de Kermabon (20 ans), fils de Hervé et Annette Jaouanc, habitant à Kermabon, est porté disparu le 16 août et tué le 21 août à Bézonvaux au pied des côtes de Meuse, près de Verdun, inhumé dans la nécropole nationale de DOUAUMONT. Deux brancardier ont constaté le décès d’un soldat, que ses vêtements et sa plaque d’identité indiquaient comme étant Favé ;
  • Jean Marie SEGALEN, de Bellélouis (24 ans), fils de Jean Marie et Anne Bervas, est tué le 19 septembre à la citadelle de Verdun (Meuse) des suites d’une blessure au cou par éclats d’obus, inhumé le 20 septembre au cimetière Mont Glorieux, puis à la nécropole nationale de GLORIEUX ;
  • Jacques RAMOUNET, de Kerguaoc (42 ans), fils de Goulven et Marie Corre, époux de Marie Joseph Le Borgne, habitant au Bourg, meurt le 19 septembre à l’hôpital temporaire de Revigny (Meuse) des suites d’un accident de chemin de fer en service commandé, inhumé dans la nécropole nationale de REVIGNY-SUR-ORNAIN.

L'année 1918

La bataille de l’Aisne continue au début de l’année 1918.

  • François PRIGENT, du Mouster (20 ans), fils de Pierre et Marie Anne Cadiou, meurt le 17 janvier dans l’ambulance 15/13 à Vauxrot, au lieu dit Mont-Gueneuse (Aisne), au nord-Est de Soissons, des suites de ses blessures, inhumé dans la nécropole nationale d’AMBLENY ;
  • François CADIOU, originaire de Ploudaniel (21 ans), fils de Didier et Marie Bars, habitant à Kergoff, est porté disparu le 26 avril à Domart-sur-la-Luce (Somme), présumé reposer en ossuaire.

Les Allemands passent à l’offensive en mars avec « la bataille de l’Empereur ».

  • Yves THOMAS, de Keradraon (20 ans), fils de Pierre et Marie Coulm, habitant à Pont-du-Châtel, disparaît le 9 juin à Le Plessier de Roye (Oise), près de Montdidier, pas de tombe identifiée ;
  • Goulven PATINEC, du bourg (23 ans), fils de Jacques et Angèle Séné, meurt le 25 juillet des suites de blessures de guerre dans l’ambulance 2/42 à Chantilly (Oise), inhumé sans doute dans les ossuaires de la nécropole nationale de SENLIS (Oise) ;
  • Jean Pierre COCHARD (19 ans), fils de Yves et Marie Beyou, habitant à Lesfretin, est blessé le 22 juillet à Séry-Magneval (Oise) et meurt à Crépy-en-Valois des suites de blessures de guerre, inhumé dans la nécropole nationale de VERBERIE ;
  • Yves BOUROULLEC, originaire de Plounévez-Lochrist (22 ans), fils de Goulven et Marie Rozec, habitant à Keradraon, est tué le 15 août à l’ouest de Tilloloy (Somme), dans la région de Montdidier, présumé reposer en ossuaire.

Les combats s’étendent en Picardie, en Champagne et dans les Ardennes.

  • Jean Louis POTIN, de Roch ar Scoul (27 ans), fils de François et Marie Loaec, habitant à Kervella, est porté disparu le 23 juillet à Le Plessier-Huleux (Oise), pas de tombe identifiée ;
  • Yves MORIZUR, de Kersehen (33 ans), fils de Auguste et Marie Jeanne Gac, habitant à Vern Vian, est tué le 24 juillet d’une balle dans la tête vers le point côté 130 à 800 mètres, au sud-ouest du village de Nampteuil-Notre-Dame (Aisne), inhumé dans la nécropole de NEUILLY-SAINT-FRONT ;
  • Jean François GUENEGAN (20 ans), fils de Charles et Marie Coat, habitant au Séas, est tué le 7 octobre à Saint-Etienne à Arnes (Ardennes), pas de tombe identifiée ;
  • Goulven FLAMANC, de Trégoarant (32 ans), fils de Fiacre et Françoise Pichon, habitant à Pont-du-Châtel, meurt le 8 octobre dans l’ambulance 3/65 de Cuperly Mont Frenet (Marne), inhumé dans la nécropole de MONT-FRENET, à CHEPPE ;
  • Ambroise GAC, de Bondusval (35 ans), fils de Corentin et Catherine Parc, époux de Marie Louise Gac, habitant à Trégoarant, meurt le 9 octobre dans l’ambulance 14/22 à Ecury- sur-Coole (Marne), des suites de maladie contractée en servie (grippe), inhumé dans la nécropole de FERE-CHAMPENOISE ;
  • Jean OLLIVIER, de Kervella (28 ans), fils de Louis et Marie Ollivier, est tué le 1er octobre d’une balle dans la tête à Condé-les-Autry (Ardennes), inhumé dans la nécropole nationale de SAINT-THOMAS-en-ARGONNE (Marne) ;
  • Yves ABALLEA (20 ans), fils de Jean Marie et Marie Kermarrec, habitant à Rosalm, est tué le 9 octobre à Saint-Clément à Arnes (Ardennes), pas de tombe identifiée ;
  • François LARVOR, de Runeven (28 ans), fils de Tanguy et Suzanne Laot, est mort le 17 octobre à la tranchée de La Palette, dans la commune de Binarville (Marne), inhumé dans la nécropole de SAINT-THOMAS-EN-ARGONNE.

Durant cette année 1918, trois Plouidérois sont morts en captivité en Allemagne.

  • Jean Louis THOMAS, de Guélétré (35 ans), fils de Jean Marie et Françoise Patinec, habitant à Brondusval, prisonnier de guerre, meurt le 18 mars de maladie (la tuberculose) en captivité au lazaret des prisonniers de guerre de Holzhausen II, pas de tombe identifiée ;
  • Guillaume COCHARD, de Punseyer (25 ans), fils de Yves et Marie Beyou, habitant à Lesfretin, prisonnier de guerre, meurt le 7 octobre au lazaret Stendal d’une pneumonie, pas de tombe identifiée ;
  • Joseph LARVOR, de Runeven (27 ans), fils de Tanguy et Suzanne Laot, prisonnier de guerre, meurt le 6 novembre en captivité au camp de Meschede (Westphalie), pas de tombe identifiée.
  • Paul PENNORS, originaire de Plounévez-Lochrist (40 ans), fils de François et Anne Pennors, habitant à Brondusval, meurt le 1er décembre à l’hôpital temporaire n° 4 de Salonique en Grèce d’une maladie contractée en service, pas de tombe identifiée.

Enfin deux Plouidérois sont décédés dans la région :

  • Guillaume OLLIVIER, originaire de Saint-Méen (29 ans), fils de Yves et Marie Jeanne Siohan, meurt le 23 septembre dans ses foyers au lieu dit Lein à Plouider, d’une maladie contractée en service, une grippe infectieuse.
  • Maurice RIOU, de Kerdivès (21 ans), 2ème classe au 2ème groupe d’Aviation, meurt de maladie le 27 novembre à l’hôpital de Quimper , soit quinze jours après l’armistice, inhumé à Plouider.
  • Jean MARC, originaire de Plounevez-Lochrist (34 ans), fils de Jean-Marie et Perrine Le Borgne, habitant au Mouster, était soldat au 411ième RI (numéro matricule 2037). Il a été porté disparu le 18/10/1918 à Petit Verly dans l’Aisne.Il figure sur le monument aux morts de Plouider mais n’a pas d’acte de décès en mairie.

L'année 1919

Trois Plouidérois décèdent encore en 1919 des suites de la Guerre.

  • Yves MILIN, de Kerguaoc (33 ans), fils de Nicolas et Marie Jeanne Quiec, habitant à Lescoat, meurt le 22 février à Sarrebourg (Lorraine) d’une maladie contractée en service commandé ;
  • Yves DALIDEC, de Runeven (25 ans), fils de Paul et Françoise Le Roux, meurt le 6 avril dans ses foyers à Plouider, en congé de convalescence, d’une tuberculose contractée en captivité, inhumé à Plouider ;
  • Jean Louis RAMONET, originaire de Plounéour-Trez (36 ans), habitant au bourg, décède le 20 septembre à l’hôpital maritime de Brest d’une pneumonie grippale, inhumé à Plouider.

Un disparu sans date de décès

  • Jean Joseph GAC, de Trégoarant (né le 11 octobre 1890), fils de Corentin et Catherine Parc, habitant à Corfa, figure sur le monument aux morts de Plouider mais n’a pas d’acte de décès en mairie.

lien vers la journée de commémoration du 11 novembre 2010



Si vous avez des informations complémentaires à signaler, nous sommes bien sûr intéressés pour compléter cette collecte de mémoire.

le forum ci dessous vous est réservé.

A suivre…

Forum
Répondre à cet article
LA GUERRE DE 1914-1918 : les victimes
Jean-Hervé MARC - le 23 août 2015

Bonjour, Jean MARC du Mouster est le frère aîné de mon grand père paternel. Il a été porté disparu le 18/10/1918 à Petit Verly dans l’Aisne. Il était soldat au 411ième RI n° matricule 2037. J’ai eu accès à ces informations en consultant son registre matricule accessible sur le site des archives du Finistère. Bien cordialement.

LA GUERRE DE 1914-1918 : les victimes
GAC Yvon - le 23 août 2015

Merci de votre message, j’avais le renseignement mais je n’avais pas encore rectifié l’article. C’est fait !

LA GUERRE DE 1914-1918 : les victimes
LEVINE - le 6 décembre 2014

Bonjour,
Il manque une victime :
CALVEZ jean Louis né à Plouider 7 juin 1890
Mort Pour la France le 30 août 1914 à Sains-Richaumont (Aisne 02)
ème Classe au 48° Rgt Infanterie
Matricule 06745 classe 1911
Matricule 3385 recrutement de Brest
Déclaré disparu
Jugement 24/9/1920 Tribunal de Brest
Transcrit 10/10/1920 sur registre de Plabennec
Présent sur liste Mémoire des Hommes
Bien cordialement
Jacques LEVINE

LA GUERRE DE 1914-1918 : les victimes - Roué Jean Marie
CHARLET - le 14 avril 2013

Bonjour,
je dispose de compléments au sujet de Roué Jean Marie :

http://gw13.geneanet.org/flcharlet_w?lang=fr;pz=valentin;nz=charlet;ocz=0;p=jean+marie;n=roue+roy+le+roy;oc=2

En restant à votre disposition
Charlet Frédéric



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