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memoire de Plouider
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05 . François PICART, neveu, recteur de Plouider (1807-1845)
Article mis en ligne le 30 décembre 2021
dernière modification le 13 mars 2022

par GAC Yvon

François PICART, neveu (recteur de 1807 à 1845)

François PICART est né vers 1759 à Saint-Sauveur, arrondissement de Morlaix, fils de Jean Picart (de Saint-Sauveur) et Catherine Menez qui s’étaient mariés le 15 février 1751 à Guimiliau.

L’évêché a laissé la paroisse de Plouider sans prêtre après le départ de Thomas Cazuc, pendant quelques mois, afin d’obtenir la construction du presbytère. Il faut attendre le printemps 1807 pour que François PICART soit nommé dans la paroisse de Plouider.

Enfin, en avril 1807, le maire peut signer les contrats du marché de construction du presbytère avec les maçons et les menuisiers-charpentiers.

Le conseil municipal d’une part et Olivier Guyot père, demeurant au lieu de Keryvon, François Guyot fils, demeurant au lieu de Goas-Glas et Pierre Guyot fils demeurant au terroir du Mouster, les dits Guyot père et fils, maçons professionnels et tous paroissiens dudit Plouider, d’autre part ; entre lesquelles parties, il est convenu que conformément aux lois du Gouvernement, il est indispensable de donner et d’accorder un logement honnête et décent aux Curés et desservants des Communes pour l’exercice de leur culte, que malgré ses recherches les plus exactes, il a été impossible aux habitans du Plouider de trouver une habitation commode pour y placer leurs desservants, et que pour remplir le vœu de la loi à cet égard, les auttorités civiles et constituées de Plouider ont trouvé près l’église succursale un terrain propre à y construire une maison presbytérale.

Ladite maison presbyterralle aura quarante pieds de longueur hors-œuvre et dix-neuf pieds de largeur, compris l’épaisseur du mur. L’étage aura huit pieds de hauteur sous les poutres, que les deux pignons auront 2 pieds 6 pouces d’épaisseur et que les murs cottiers n’auront que 2 pieds ; il serra fait une retraite de deux pouces au niveau des poutres de manière que les murs au-dessus des poutres seront réduits à 22 pouces d’épaisseur ; il y aura dans la façade de ladite maison une porte et neuf fenêtres et sur le derrière une porte et deux fenêtres et dans le pignon une autre fenêtre, chaque porte aura 3 pieds de largeur et 6 pieds de hauteur, chaque fenêtre aura 2 pieds 4 pouces de largeur et 4 pieds 8 pouces de hauteur. On construira quatre cheminées, deux dans chaque pignon. Ces cheminées auront 4 pieds de largeur et celle de la cuisine aura 5 pieds de largeur. Les jeambages et les manteaux de portes et fenêtres et de cheminées seront en pierre de taille ainsi que les lintaux et appuis, les murs cottiers seront faits en pierre de moëlon du pays et en mortier de terre argilleuse. L’entrée de la maison aura plus d’élévation de 14 pouces que le sol du terrain pour avoir deux marches à monter ; les murs de ladite maison en dehors seront crépis de chaux et de sable de rivierre et en dedans induits en terre glaise, melée avec du foin haché et blanchi de deux couches de lait et de chaux blanche. Dans la cuisine, il sera pratiqué une dalle et un potager. Il sera fait un escallier en pierre de taille pour descendre dans la cave. Cette cave aura cinq pieds de hauteur et 15 de largeur et requera toute l’étendue de la salle. L’escallier se fera dans l’entrée et il y aura dans la dite cave deux soupireaux. Les dits Guyot père et fils seront tenus de creuser l’emplacement de la cave, de tirer toutes les pierres de moëlons et de démolir les pierres de tailles qui se trouvent au Château de Kerjean en la Commune de St-Vougay et qui leurs seront indiquées, de piquer et approprier les dites pierres de taille pour les portes et fenêtres, cheminées et encoygnures de ladite maison presbytéralle. Les pierres de moëlon seront prises dans le bourg de Plouider ou dans les endroits environnants et seront tirées et préparées par les dits maçons. Les dits Lunven, Aballéa et Fily tant pour eux que garantissant pour les les dits maçons.

Le conseil municipal se charge de faire transporter sur le terrain de la batisse du presbyterre toutes les pierres de taille, celles des moëlons et les terre, mortiers et sable qui seront nécessaires pour compléter la totalité de l’ouvrage. Les mêmes fourniront et le bois et les planches pour construire les échaffauds et les Guyot les établiront et auxquels il sera fourni les cordes nécessaires pour la surété des échauffauts.

Le conseil municipal d’une part et Allain Péoch père, Jean Péoch fils, demeurants au chef lieu de la mairie de Guissény, Claude Lossouaarn père et Goulven François Lossouarn fils, demeurants au chef lieu de la mairie de Goulven, les dits Péoch et Lossouarn, menuisiers et charpentiers de proffession, d’autre part ;
Entre lesquelles parties il est convenû que conformément aux lois du gouvernement, il est indispensable de donner et d’accorder un logement honnêtte et décent aux curés et desservants des communes, pour l’exercice de leur culte ; que la Commune se trouveroit au désespoir de se voire dépourvû de ses ministres du culte et abandonnée de tous secours spirituels, faute de ne pouvoir leur donner, ni procurer un logement convenable ; pour éviter ce grand mal et pour remplir le voëu de la loi à cet égard, est passé le présent marché, par lequel sommes convenu et demeuré d’accord de ce qui suit :
Que Nous dits Péoch et Lossouarn, père et fils, nous nous obligeons et engageons de faire en général tous les ouvrages de charpente, menuiserie, planchers, cloisons, fenêtres, portes, escaliers, abavants, jalousies, plus quatre armoires… et faire tous ce qu’il sera jugé nécessaire sur, en dedans et en dehors de la maison presbyterralle de Plouider, pour ouvrage de charpenterie et menuiserie ; tous les bois nécessaires à cet égard seront fournis par la Commune de Plouider et seront rendus sur les lieux.

Louis Le Guennec confirme la provenance des pierres : au début du XIXème siècle, le château de Kerjean (Saint-Vougay) est la propriété de la famille Brilhac : « en 1807, ils vendirent, pour bâtir le presbytère de Plouider, une portion de l’aile droite de Kerjean, depuis la chapelle jusqu’à la première cheminée inclusivement, moyennant 1.600 fr. Il fut vendu en même temps des planches, des boiseries, des solives, des briques, des tuiles, un balcon de fer » (Papiers de Mme de Kervenoaël, née Jégou du Laz, 1914).

François Picart est nommé finalement nommé recteur de Plouider au printemps 1807 mais un an plus tard l’évêque menace de l’enlever et de le nommer ailleurs si les travaux du presbytère n’avancent pas plus rapidement. Le jeune maire éprouve des difficultés à faire construire le presbytère sur un terrain communal attenant à l’église paroissiale. . « Le défaut de secours spirituel peut désespérer ce peuple qui, malgré les persécutions, a toujours montré de la constance et un soumis respect pour la religion de ses pères. Ce défaut d’exercice pourrait devenir un sujet de haines, querelles, rixes avec les communes voisines et occasionner des maux incalculables… » (lettre d’André Lunven à l’évêque, décembre 1806).

Mais le maire a encore du mal à obtenir de la population les charrois nécessaires : « plusieurs habitants y contribuent de bonne volonté mais d’autres refusent » (une lettre à l’évêque en mai 1807). Un an plus tard, cela ne va pas mieux : « une partie du conseil et quelques notables entêtés, m’ayant entravé en diverses circonstances, viennent actuellement me lier les bras et m’ôter tout moyen de terminer une bâtisse si intéressante ».

François PICART est décédé le 31 janvier 1845 au bourg de Plouider. Il était encore curé de Plouider à 86 ans.

"Du trente et unième jour du mois de janvier mil huit cent quarante cinq, à neuf heures du matin.
Acte de décès de Monsieur François Picart, curé, agé de quatre vingt six ans, mort au bourg en cette commune, ce jour à neuf heures du matin, natif de la commune de Saint-Sauveur, arrondissement de Morlaix, domicilié au bourg sur cette commune de Plouider, fils de feu Jean Picart et de feue Catherine Menez.
Sur la déclaration à nous faite par françois Riouall, cultivateur, agé de trente ans, domicilié à Guiclan, et pierre Bizien, cultivateur, agé de vingt six ans, domicilié à Pleiber-Christ, les deux neveu au défunt et ayant l’âge compétent, qui, après lecture, ont signé avec nous."




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