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08 . Ambroise PIERRE, recteur de PLOUIDER (1867-1878)
Article mis en ligne le 4 février 2022
dernière modification le 13 mars 2022

par GAC Yvon

Ambroise PIERRE, recteur de PLOUIDER (1867-1878)

Ambroise Marie Pierre est né le 31 mars 1825 à Landerneau, fils de François Marie Michel Pierre, de Brest, et d’Eléonore Marie Bernard, qui s’étaient mariés le 12 août 1823 à Landerneau.

Il est ordonné prêtre en 1850 et nommé vicaire à Lesneven.
Il est nommé recteur de PLOUIDER en 1867.

Il est décédé le 4 avril 1878 à PLOUIDER.

- Le récit de sa vie de prêtre :

Publié dans le « Messager de Plouider », n°110, sept. 1969 et n°111, oct. 1969, par l’abbé Y. MEAR, selon le témoignage de M. l’abbé QUIVILLIC, vicaire, (à partir de documents depuis disparus et de témoignages de ceux qui l’avaient connu personnellement).

Le 8 juin 1867, M. l’abbé PIERRE, précédemment vicaire à Lesneven, fut installé Recteur à Plouider.
« M. PIERRE était replet, disait la messe très tard, ne chantait jamais la grand’messe. M. Roc’hel et M. Le Ven (mort Recteur de Saint-Yvi) étaient ses vicaires dévoués. M. PIERRE eut des chagrins et mourut après 12 ans de rectorat à Plouider, ayant refusé la Cure de Guipavas par amour de Plouider, laissant la réputation d’un prêtre très zélé et très intelligent. Il devait être aussi autoritaire… ».

A travers ces lignes, nous voyons se dessiner la silhouette et la personnalité de l’abbé PIERRE :
a) Au physique, c’est un vrai Breton : taille moyenne, mais forte corpulence. Ce détail explique qu’il ait pu réaliser en si peu d’année une œuvre colossale.
b) Sa personnalité :
- s’il disait la messe très tard, ce n’était certainement pas par paresse car c’était un homme d’une activité intense. Je me plais à penser qu’il devait consacrer les heures du jour à ses constructions et à la visite des malades qu’il entourait de son affection sacerdotale. Ces visites devaient lui prendre beaucoup de temps car, à cette époque, la paroisse était très étendue et comptait 3.200 habitants… de plus on voyageait à pied. Dès lors son travail de bureau devait se prolonger tard dans la nuit… d’où, je pense, la raison de sa messe tardive.
- s’il ne chantait jamais la grand’messe, c’est sans doute parce qu’il n’avait pas la voix d’un « eostig » et que ses vicaires chantaient bien ? Sage utilisation des compétences !
- était-il d’un tempérament bilieux ? Rien ne le prouve d’après les archives. J’ai l’impression que ses chagrins s’expliquent très bien par le fait que son activité débordante était trop souvent stoppée par des obstacles qu’il jugeait surmontables facilement. En tout cas, ses chagrins ne l’ont pas empêché d’avoir ses paroissiens en grande estime puisque « par amour de Plouider » il manifesta à son Evêque le désir de ne pas les quitter… et que plus tard il voulut être enterré dans le cimetière de Plouider (sa tombe se trouve près de la Croix de Mission).
- toujours est-il qu’il « a laissé la réputation d’un prêtre très zélé et très intelligent ». L’abbé Quivillic ne parle guère de son zèle dans l’exercice de son ministère de Pasteur. Ce n’était, du reste, pas nécessaire car la meilleure preuve de son zèle de Pasteur a été donnée par l’Evêque qui lui proposa la très belle et importante Cure de Guipavas.

Très intelligent, l’abbé PIERRE l’était également. Il avait une vision nette de ce qu’il fallait faire. Ses nombreuses démarches auprès du Maire, du Sous-Préfet et du Préfet lui-même dénotent un grand esprit de décision et de bon sens… : nous verrons l’abbé PIERRE se faisant architecte de ses constructions, utilisant de préférence les « hommes qui n’avaient pas de travail », assez nombreux, semble-t-il, à une époque où beaucoup de monde vivaient sur une petite exploitation. Bonne occasion de leur donner le moyen de gagner le pain de la famille.
Une personnalité de cette envergure – tranchant sur le commun – devait, presque fatalement être quelque peu autoritaire. Dans les archives, il n’y a aucune preuve de son autoritarisme à l’égard des paroissiens mais par contre plusieurs passages signalent ses démêlés avec la municipalité concernant le besoin pour Plouider d’avoir un local pour servir d’école et de Mairie… local autre que la chapelle (j’ignore laquelle) qu’il avait mise provisoirement à sa disposition.
Le problème de l’enseignement ne se posait pas de la même manière en 1867 que maintenant. Il y a 100 ans, on était pauvre à la campagne, aussi dès que l’enfant avait atteint un certain âge, on s’empressait « d’e gas da zervicha ». De plus, il était courant d’entendre les parents dire « Gant ma ouezo lenn h skriva eun tammig a zo avvalc’h evit labourat douar ».
L’abbé PIERRE, qui avait des antennes branchées sur l’avenir, ne partageait pas cet avis-là. Aussi, soucieux de donner aux enfants de Plouider une scolarité plus généralisée et plus poussée, le nouveau recteur s’attaqua immédiatement au problème de l’école. Pour comprendre la raison de sa ténacité en face de difficultés de nature à décourager un tempérament de lutteur d’un trempe autre que la sienne, il me paraît nécessaire d’étudier la situation dans laquelle se trouvait l’enseignement à Plouider… situation qui était à peu près la même dans les autres communes (à partir des documents recueillis par l’abbé Quivillic dans les archives de la Mairie et celles de la Fabrique).

Il est décédé le 4 avril 1878 à PLOUIDER.




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