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Le manoir de LESTOURDUFF
Article mis en ligne le 25 février 2011
dernière modification le 27 avril 2016

par GAC Yvon
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Le manoir de Lestourduff, les seigneurs et les premiers paysans.

Au début du Moyen Age, une motte castrale (ou motte féodale) était construite sur le site de Tréver.

Elle faisait partie d’une ceinture fortifiée qui protégeait les accès à la forteresse de Lesneven, comme les mottes voisines de Roudoushir et de Morizur. Elevée sur la rive du Quillimadec, elle en protégeait le gué ; elle a conservé ses douves qui étaient alimentées depuis la rivière par un petit canal artificiel. Elle était surmontée d’une tour entourée d’une palissade. Puis avec le temps, comme les autres mottes, la forteresse initiale est abandonnée et remplacée aux pieds par le manoir de Lestourduff. Photos Y. Kerleguer

La façade du corps de logis présente une tour d’escalier située à l’ouest de la porte d’entrée, qu’elle protège ainsi des vents dominants. L’aile gauche, très transformée, abritait les cuisines. Elle a conservé sa grande cheminée et son four à pain.

Propriété des Lestourdu ( ?), la demeure est ensuite détenue par les Kerven, puis les Carné. Les Kerven de Kersulec, nobles de la paroisse voisine de Guissény, sont propriétaires des terres de Lestourdu(ff) en Plouider. Le mariage de Gabriel de Kerven avec Louyse de Carné au milieu du XVIIème siècle explique la présence des deux familles dans l’histoire du manoir. Cette dernière décède au manoir en 1710 à l’âge de 96 ans et ,dès 1720, les premiers paysans commencent à s’installer comme fermiers au manoir.

LA FAMILLE DE KERVEN, de KERSULEC, de KERVELLERE, de KERESPERN, de TREHORAN en GUISSENY, et de LESTOURDU en PLOUIDER.

Origine de la maison de Kerven : la maison de KERVEN (ou de Querguen à l’origine) a pour origine Ecuyer Guillaume de KERVEN, seigneur dudit lieu et de Kersulec, sorti cadet de la maison des seigneurs de VILLEBLANCHE, seigneurs de BROONS, et époux de Marie de CORNOUAILLES. Elle a pour berceau les terres de KERVEN et de KEREZREC dans la paroisse de PLOUDANIEL, évêché dé Léon, et de KERSULEC, dans la paroisse de GUISSENY. Elle a figuré aux Montres et Réformations de 1426 à 1534 dans ces deux paroisses. A la Réformation de 1668, elle fut reconnue noble d’ancienne extraction chevaleresque avec neuf générations.

La famille se partage en deux branches principales dès l’origine avec les enfants de Guillaume :

. Allain de KERVEN épouse Constance de TREFILY : ils sont qualifiés de sieur et dame de KERVEN en 1407. Leur fille Péronnelle épouse Yvon du POULPRY en 1425 de Ploudaniel. Le 29 mars 1405, Alain de KERVEN « partage à viage Prégent de Kerven, son frère juveigneur, et lui donne pour sa part la terre de Kerezrec, dont il reçoit de lui l’hommage de bouche et de main, selon la Coutume des nobles de Bretagne ».

. Hervé de KERVEN, frère cadet, est l’auteur de la branche de KERVEN de KERSULEC, en GUISSENY.

. Ecuyer Jehan de KERVEN, seigneur de KERSULEC, marié à Catherine HENRY. Il est procureur général de Basse-Bretagne à LESNEVEN en 1439 et l’un des « arbitres chargés le 2 mars 1438 du prisage des terres, seigneuries et appartenances données par le Duc de Bretagne à Pierre, son puiné ». Il est présent à la Réformation de la noblesse de 1417-1429 et représenté par son fils Guillaume lors de la Montre de 1491, tenues à Lesneven. Il apparaît notamment comme propriétaire de KERGUELLERE, « un hostel qui n’est manoir ne applacement de manoir » et de la maison noble de TERROHANT.

. Ecuyer Guillaume de KERVEN marié en 1482 à Aliette de THOUMELIN (ou TROMELIN). Il est présent à la Montre de 1503.

. Ecuyer Goulven de KERVEN marié à Anne de MONTFORT. En 1536, il est signalé comme propriétaire du manoir de KERSULOC et de la maison noble de TERROCHAN, tandis que le manoir de LA VIGNE appartient alors à Salomon du QUINQUIS (présent à la montre de Lesneven en 1481). Le manoir de Lestourdu (ou Lestourduff), qui appartenait à la famille MONTFORT, passe dans la maison de KERVEN à la suite de ce mariage.

. Ecuyer Charles de KERVEN, sieur de KERSULEC, marié en 1546 à Louise de KERGUS, dame de TROFFAGAN.

. Ecuyer Guillaume de KERVEN marié à Béatrice de KERGRIST.

. Ecuyer Charles de KERVEN, seigneur de KERSULEC, marié à Gabrielle LE QUENQUIS. En 1636, il était Capitaine de la paroisse de Guissény et de sa trève Saint-Frégant. Ce mariage fait entrer le manoir de LA VIGNE dans la famille de KERVEN.

. Ecuyer Gabriel de KERVEN, sieur de KERSULEC, marié :

1°) à Louise ARREL (née vers 1622 et décédée avant 1677), en 1637 à Ploumiliau (contrat de mariage du 28 juillet 1637), fille de Pierre ARREL et Renée de COETANSCOURS ;

2°) à Louyse de CARNE, décédée le 12 juin 1710 à l’âge de 96 ans dans son manoir de Lestourdu à Plouider. Son nom apparaît dans les registres comme marraine à Guissény dès la date la plus ancienne des baptêmes en 1657.

Gabriel eut 7 enfants de ses deux mariages : François (1642), Vincent (1645), Louyse Corentine (1647), Gabrielle, Xainte Sébastienne, Simon, Philibert.

. Ecuyer François de KERVEN, de KERSULEC, fils de Gabriel et de Louise Arrel, (baptisé le 24 octobre 1642), marié :

1)° à Renée de PENANCOET, fille de Jean de PENANCOET et de Françoise de KERASQUER, dame de QUILLIMADEC (née vers 1648 et décédée le 10 août 1688 à l’âge de 40 ans). En 1680, le manoir de Kersullec est présenté ainsi : « … sa chapelle batye de pierre de taille a l’entrée de la rabine proche de la grande porte de la dicte pré.. court, coulombier a présent ruiné sittué au milieu du grand clos qui sera cy appres déclaré …. ». En 1683, « le manoir noble de Quersulec ainsi que le manoir noble de Quervilléré appartiennent à Messire François de Querven, sieur de Quersullec  ». Ils eurent 9 enfants :Julienne Françoise (1669), Françoise Renée (1670-1694), Marie (1672), Alain Guillaume (1674), Jeanne Gilette Guillamette (1675), François René (1676), Renée (1678), Pierre (1681) et Yves Louis (1683).

2°) à Marguerite GOURIO, de Guipavas, fille de Guillaume de GOURIO du REFUGE et de Marguerite de KERCONDUFF, le 30 octobre 1691 (dispense de consanguinité au tiers).En 1694, lors de l’émancipation de Monsieur de Quillimadec, Jean Jacques de PENANCOET, intervient « Messire François cheff de nom et d’armes de Kerven, seigneur de Kersullec et autres lieux, demeurant en son manoir de La Vigne, paroisse de Guissény, parent au paternel ».

Une autre référence : « Louis par la grace de Dieu roy de France et de Navarre au premier nostre huissier ou sergent sur ce requis salut de la part de nostre amé François de Querven sieur de Quersullec, nous a esté exposé que dame Louyse Arrel sa mère estant decedez sans avoir eu partage des successions de deffunct nostre amé Pierre Arrel et dame Renée de Couetanscours sieur et dame de Quermechou ses père et mère ; nostre amé Gabriel de Querven père de l’exposant son garde naturel en fist demande en la juridiction de Lannion a nostre amé Sébastien Le Bigot et dame Marie Arrel sieur et dame de Kerjegu…Et de plus les successions de dame Marie de Queret mère de ladite de Couetanscours et dame Marie Arrel dame de Lesmabon soeure aisnée du sieur de Quermechou estant depuis escheu à l’exposant comme héritier pur et simple de sa mère…Le vingtiesme du mois d’octobre mil six cents septante et sept après midy »[AD22 – 2E314]

. Vincent de KERVEN, seigneur de KERESPERN, frère cadet de François, né en 1645 et décédé le 10 mai 1698 à Trérohan, marié le 30 octobre 1684 à Guissény à Françoise de KERMELLEC. Ils eurent trois enfants : Guillaume Gabriel (1685, mort à 3 mois), François Joseph (1686, mort à 1 an) et Bernard Gabriel Corentin (1692).

. Bernard Gabriel de KERVEN, né le 16 septembre 1692 à Guissény, marié le 16 février 1722 à Marie Françoise STEPHAN de Plouguerneau où s’installe la famille. Ils ont neuf enfants : François Marie (1723), Charles René (1725), Toussaint Marie (1726), Pierre François (1728), Louise Marie (1730), Louis Anne (1731), Marie Françoise Claudine (1732), Catherine Françoise ne (173), Bernard Toussaint (1736).

Toussaint Marie de KERVEN, seigneur de Kersulec, lieutenant de vaisseau du Roi, Chevalier de Saint-Louis, né le 8 mars 1726 au bourg de Plouguerneau, marié le11 février 174 à Kernilis à Marie Anne Bonaventure LE PAPE, de Lanarvily (fille de Vincent Michel, écuyer, sieur de Lescoat, et de Mare Anne Touronce de Gorrequer). Ils ont huit enfants : Vincent Marie (1754), François (1755), Charles Louis Marie (1757), Goulven Louis Marie (1758), Pierre Jean Marie (1761), Marie Françoise Olive (1762), Casimir Bernard Marie (1764) et Anne Louise Marie (1766).

La famille s’est éteinte en la personne de deux filles du couple : Marie Françoise de KERVEN de KERSULEC (1762-1810), mariée en 1788 à Guillaume Paul Fidèle de FOUCHER de CARHEIL, écuyer (1761-1837) et Anne Louise Marie de KEREN de KERSULEC (1766-après 1818) mariée en 1790 à messire Louis Marie de GOUYON de COYPEL (1765-1819), officier de marine, ainsi que de leur nièce Julie de KERVEN, fille de Charles Louis de KERVEN et d’Anne Marie LE GRIS du CLOS, mariée le 25 octobre 1805 à Olivier de QUELEN.

LA FAMILLE DE RAYMOND de VARSE.

Après François de KERVEN, les biens de Guissény deviennent la propriété de la famille de RAYMOND de VARSE au début du XVIIIème siècle. A l’origine, Claude de Raymond a un fils Antoine dont l’un, officier de fortune, s’est marié en Bretagne où sa descendance s’est alliée à différentes familles de la noblesse bretonne, donnant naissance à trois branches :. de Raymond de Cruypenning,. de Raymond de Varse (petit fief de la région de Quimper). de Raymond de Chélas.

. Michel de RAYMOND, sieur de VARZE, et son épouse Xainte Gabrielle AUDREN sont propriétaires du manoir de KERESPERN en 1711. Ils ont (au moins) deux enfants : . Anne Marie, mariée le 26 mai 1728 à Jean Baptiste CRUYPENNING, . et Charles.

. Charles de RAYMOND, sieur de VARSE, marié à Françoise ALLENO, dame de Saint-Alouarn (manoir de Guengat), est installé au manoir ou « château » de LA VIGNE. Ils ont sept enfants nés à Guissény au manoir : . Marie-Claude (né le 15 août 1735 et décédé le 1er octobre 1735), . André Brévalaire Claude (né le 14 mars 1738), . Jean Baptiste Louis (né le 11 juin 1739 au château de La Vigne), . François Charles (né le 9 octobre 1741), . Suzanne Françoise Madeleine (née le 22 juillet 1742), . Anonyme (femelle, le 16 mars 1744), . Henry Michel (né le 8 octobre 1746).

Louis RAYMOND de VARSE, écuyer, sieur de Lestourdu, est parrain en 1727, 1731 et de Marie Claude RAYMOND, née le 15 août 1735, fille de Charles, sieur de Varse, et Marie Françoise ALENO, dame de Saint-Aloarn.

Le 10 juin 1703, naissance au manoir de Lestourduff de Christophe ARZUR, fils de François Arzur et de Marie Piriou, originaire de Plounévez-Lochrist, mariés à Plouider le 17 juillet 1687. La marraine de l’enfant est Louise de Carné, dame de Lestourduff. Les trois premiers enfants du couple sont nés au bourg de Plouider, puis à Pen ar Valy. François Arzur était domestique au manoir et témoin pour l’acte de décès de Louyse de Carné le 12 juin 1710, à 96 ans au manoir de Lestourduff.

Le manoir de Lestourduff (ou {Lestourd'hui})

Le manoir sert de cadre à une histoire (ou une légende) rapportée par le Chevalier de Fréminville et par Emile Souvestre au XIXème siècle : la ’touchante et tragique idylle de l’infortuné Marhec, seigneur de Guicquelleau, et de la jeune et gracieuse châtelaine de PENMARC’H’. L’histoire, rapportée par Emile SOUVESTRE en 1836, est sensée se passer au XVIème siècle mais aucun élément ne permet d’identifier précisément les personnages. Cette histoire s’apparente à la légende et ne se retrouve dans aucun document officiel.Les MARHEC sont à l’origine les seigneurs de la motte féodale de Roudoushir avant qu’une branche devienne par alliance propriétaire du manoir de Guicquelleau. Un Jehan Marhec a défrayé la chronique locale au XVIème siècle en terrorisant la région pendant 17 ans avant de finir par assassiner son seigneur et voisin, le baron de Penmarch en 1527. L’histoire qui suit concerne les mêmes deux familles dans d’autres circonstances :

’Marhec, possesseur de Guicquelleau, était un jeune gentilhomme, beau comme le jour et courageux comme un lion. Quand il paraissait aux pardons et dans les aires neuves des châteaux, les jeunes filles nobles devenaient rêveuses et cessaient de parler aux autres jeunes gens. La ’penhérès’ (fille unique et, par extension, riche héritière) du marquis de PENMARC’H vit Marhec, et, comme toutes ses compagnes, sentit son cœur s’en aller à lui ; et le soir, quand elle se trouva seule dans son retrait, devant son prie-Dieu, elle se mit à pleurer et elle se dit : ’Jamais, je ne serai heureuse, si Marhec ne devient mon seigneur et maître’. Cependant, Marhec, de son côté, avait vu la penhérès de PENMARC’H, et s’était pris d’amour pour elle. Bientôt les amants surent qu’ils s’adoraient, et le jeune gentilhomme demanda la jeune fille en mariage ; mais le marquis de PENMARC’H était un seigneur dur et orgueilleux. Il repoussa bien loin la demande de Marhec lui disant que c’était une grande outrecuidance à lui, simple écuyer, qui avait simplement un fief de la mouvance de la haute bannière de PENMARC’H, d’oser prétendre à si noble héritière, puis il le renvoya. Mais Marhec sentit son amour croître devant un si dur refus ; et un jour que le seigneur de PENMARC’H était absent, il entre au château avec quelques-uns de ses gens, enlève la jeune fille et se sauve avec elle dans la campagne.Au retour, le marquis, furieux, assemble ses vassaux et se met à parcourir le pays, en jurant de ne faire quartier ni à Marhec ni à ceux qui lui donneraient asile. Les deux amants, chassés de manoir en manoir, échappèrent pourtant quelques mois à la recherche de leur persécuteur ; mais enfin, il les surprend au château de Lestourd’hui (ancienne maison noble de Guissény) et ayant fait enchaîner le jeune gentilhomme sans respect pour son rang ni pour les larmes de sa fille qui était enceinte et se roulait à ses pieds en lui criant : ’miséricorde !’, il ramena le ravisseur à Guicquelleau et le fit pendre au chêne qui s’élevait en face de la porte d’entrée.Non content de cette cruauté, il ordonna par testament à ses hériters de renouveler cet arbre quand il viendrait à mourir, afin de conserver le souvenir de sa vengeance aux générations futures. Cette clause fut exécutée fidèlement, et, en 1789, on voyait encore s’élever un vieux chêne devant le seuil de Guicquelleau. Mais à la Révolution, le besoin de bois s’étant fait sentir, on mit la cognée au pied du vieil arbre, et il n’existe plus que le tertre sur lequel il était planté’ (aujourd’hui encore - 1927 - signalent M.-F. et L. BLANC, ce tertre est très apparent).

Cette version de Souvestre semble inspirée du récit de Fréminville :« En parcourant de nouveau les environs de Lesneven, je fus visiter l’ancien manoir de Guicquelleau, à quelque distance du bourg du même nom… On rapporte au sujet de ce château une histoire tout à fait tragique. C’était un fief de la mouvance de la haute bannière de Penmarc’h, qui en est voisine. Un gentilhomme nommé Marhec, seigneur de Guicquelleau, devint épris de la fille unique du marquis de Penmarc’h, jeune personne accomplie. Marhec de son côté, renommé par sa valeur, possédait encore des qualités personnelles qui furent appréciées par la demoiselle, et elle partagea bientôt son amour. Il demanda sa main ; le sire de Penmarc’h la lui refusa, ne trouvant pas l’alliance d’un simple écuyer proportionnée à la splendeur de sa famille d’illustre et d’antique chevalerie. Les deux amans, au désespoir, eurent recours à un parti extrême.Un jour que le marquis était absent de son château, Marhec s’y rendit et enleva sa maîtresse. Ce seigneur, de retour chez lui, et furieux de ce rapt, arma tous ses vassaux et se mit à leur tête à la poursuite du ravisseur, qui chercha vainement un refuge dans tous les manoirs des environs de Lesneven, obligé de fuir de l’un à l’autre, et ne pouvant y trouver de sûreté non plus que dans le sien propre. Le marquis de Penmarc’h l’atteignit enfin au château de Lestourdui et s’empara de sa personne ainsi que de celle de son amante éperdue. Il fit ramener Marhec, chargé de fers, au manoir de Guicquelleau, et là, sans égard pour la noblesse de son sang, sans pitié pour les larmes et les prières de sa fille déjà enceinte, il fit pendre le malheureux gentilhomme à un vieux chêne planté sur un monticule devant la façade de son manoir même.Le cruel banneret fit plus encore, il ordonna par testament, à tous ses héritiers ou successeurs, de renouveler constamment cet arbre s’il venait à mourir, afin d’éterniser de siècle en siècle la mémoire de sa vengeance implacable. Deux personnes encore existantes de la ville de Lesneven ont vu ce vieux chêne, abattu à l’époque de la Révolution. On me fit voir le petit monticule conique sur lequel il était planté ».

 PREMIERES FAMILLES DE PAYSANS.

Famille LE GAT :

François LE GAT, né le 11 mars 1679 à Plouguerneau et décédé le 7 mars 1750 à Guélétré en Plouider, fils de Bernard Le Gat et Anne Guiziou, marié le 25 novembre 1706 à Marie PERAN, née le 8 septembre 1789 à Runeven en Plouider et décédée le 1er novembre 1759 à Guélétré en Plouider, fille de Yves Péran et Mauricette Lorans. Les parents de François meurent tous les deux au manoir de Lestourduff, son père le 14 décembre 1725 et sa mère le 25 décembre 1724. Ils ont un premier fils Bernard (1710) né à Plouider, puis deux enfants nés à Guissény. Ils viennent s’installer à Lestourduff vers 1720 : Pierre naît au manoir le 3 septembre 1720, puis Agnès (1722), Didier (1725), Claudine (1728), Yves (1730) et Gabrielle (1733).

Famille CALVEZ :

François CALVEZ, né en 1752 à Goulven, fils de Jean Calvez et Anne Calvez, marié en premières noces le 14 février 1781 à Plouider à Anne BERGOT, née le 28 mars 1764 à Rodalvez en Plouider et décédée le 25 mars 1795 à Lestourduff en Plouider, fille de Yves Bergot et Marguerite Grall. Ils ont sept enfants nés à Lestourduff, sauf un né à Rodalvez : Jean (1782), Jean Marie (1784), Yves (1785), Jean Louis (1786), Françoise Anne (1788), Jean Marie (1790) et François (1791). Il s’est marié en secondes noces le 22 novembre 1795 à Plounéour-Trez à Anne BIHAN, née en 1768 à Plounéour-Trez, fille de Christophe Bihan et Marie Abgrall-Abhamon, dite Olier. Ils ont quatre enfants nés à Lestourduff : Marie Anne (1797), Alain Marie (1799), Pierre (1801) et Guillaume (1802).

Famille ABHERVE :

Jean Yves APPERE (ou APPERVE, ou APHERVE), décédé le 8 janvier 1842 au Folgoët, marié vers 1810 à Marie Agnès UGUEN, née le 01 octobre 1786 à Kerlouan et décédée le 4 avril 1824 à Lestorduff, fille de Yves Uguen et Marie Favé. Ils ont un premier enfant à Kerguaoc en 1811, puis les six autres à Lestourduff : Yves (1813), Marie Françoise (1815), Goulven (1816), Jean François (1819), Jeanne (1822) et Marie Yvonne (1824).

Jean Marie ABHERVE et Marie Anne FEROC ont six enfants nés à Lestourduff : Anne (1830), Yvonne (1832), François (1833), Yves (1836), Yves (1838) et Sébastien (1867).

Famille LESCOP :

Jean LESCOP, né le 10 juin 1814 à Kérlien en Plouider et décédé le 30 septembre à Plouider, fils d’Alain Lescop et Yvonne Quéré, marié le 8 février 1843 à Ploudaniel à Anne SAOUT, née le 4 avril 1821 à Ploudaniel et décédée le 24 octobre 1897 à Plabennec, fille de Laurent Le Saout et Marie Soun. Ils ont trois enfants nés à Lestourduff : Alain Julien Marie (1847), François Alain Marie (1849), Joseph Marie (1852).

René LESCOP, né le 4 avril 1819 à Kérilien en Plouider, frère de Jean, marié le 18 janvier 1849 à Ploudaniel à Magdeleine SAOUT, sœur d’Anne. Ils ont quatre enfants nés à Lestourduff : Laurent Joseph (1849), Marie Yvonne Hélène (1852), Jérôme Marie (1853) et Joseph Marie (1855).

Famille BODENEC :

François BODENNEC, né le 14 juin 1818 à Plounéour-Trez, marié le 20.janvier 1845 à Plouider à Marie Anne LE BARS, née le 03 décembre 1826 à Berzérel en Plouider et décédée le 30 mars 1870, fille de Michel Le Bars et Marie Jeanne Corre. Ils ont six enfants nés à Lestourduff : Marie Anne (1857), Sébastien (1860), Michel (1862), Jean Marie (1865), Marie Anne Françoise (1867), Marie Françoise (1870).

Jean LE BARS marié à Marie Yvonne FAL’HUN. Ils ont huit enfants nés à Lestourduff : Marie Louise (1872), Michel (1875), Marie Jeanne Francine (1879), Marie Anne (1881), Marie Françoise (1882), François Marie (1884), Jean Marie (1887) et Marie Angèle Joséphine (1889).

Jean Marie BODENNEC, né le 26 août 1865, fils de François Bodennec et Marie Anne Le Bars, marié le 25 janvier 1891 à Saint-Frégant à Marie Renée BRETON, née le 11 mars 1870, fille de Guillaume Breton et Marie Anne Favé. Ils ont eu quatre enfants nés à Lestourduff : François Michel (1892), Pierre Maie (1894), Marie Anne Thérèse (1896) et Pierre (1898).

Sébastien BODENNEC, né le 10 octobre 1860, fils de François Bodennec et Marie Anne Le Bars, marié à Marguerite ABALLEA. Ils ont eu trois enfants nés à Lestourduff : Jean François (1893, mort à 6 mois), Pierre Marie (1894, mort à 10 mois), Goulven (1896).

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